Voilà, ça va se passer au Jerryland Stadium, à Arlington. C'est un match que vous pourrez regarder à la télé. Sur W9, sur ESPN America... Et plus difficilement sur des sites de streaming, vu que le Department of Homeland Security, compte tenu du fait que c'est plus facile à faire que de protéger l'Amérique contre des attaques terroristes, a bloqué vos sites de streaming favoris. Comme dirait Guy Roux : 'Maintenant, on paie !'.
Bref, faisons les choses bien, and let the pics do the talking :
A QUICK GAME PREVIEW
Eh bien, si les défenses gagnent des championnats, nous nous trouvons ici face à deux des meilleurs exemples de défenses en 3-4, avec deux des coordinateurs offensifs ayant le mieux développé ce que doit être une défense en zone blitz. Dick LeBeau de Pittsburgh et Dom Capers de Green Bay ont travaillé ensemble sous Bill Cowher chez les Steelers, et n'ont cessé depuis de développer leur système, fait de couvertures déguisées, de fausses pistes destinées à tromper les quarterbacks adverses.
Quand on joue contre Pittsburgh et contre Green Bay, on ne sait jamais exactement ce qu'on va trouver en face. Les playbooks défensifs des deux équipes sont blindés de plays et de variations autour de ces plays de base. Et cela paie.
Bien sur, quand on s'attarde sur les stats brutes, notamment en saison régulière, les Packers ne seraient que la cinquième défense, et les Steelers la seconde. Pourtant, des stats composées démontrent que nous sommes en face des deux meilleures défenses de la Ligue, et peut-être même des deux meilleures équipes :
Les adversaires des Steelers ont un passer rating moyen de 73.8, deuxième performance de la Ligue derrière... Les Packers avec 67.2.
La défense au sol des Steelers est la meilleure de la Ligue avec tout juste trois yards autorisés par course. Les Packers sont bien moins consistants contre la course en moyenne (4.6 ypc), mais on su stopper leurs adversaires en playoffs par moment.
Les Negative Pass Plays forcés par les Packers se produisent sur 12.2% des snaps adverses, meilleure performance de la Ligue, et sur 10.5% pour les adversaires des Steelers (10.8%). Il y a donc de quoi s'inquiéter un peu pour les deux équipes, attendu que leurs lignes offensives concèdent des NPP sur 8.8% des snaps des Packers, et 10% pour les Steelers.
Malgré tout, il reste toujours difficile de coller Ben Roethlisberger au sol. Big Ben est une vraie montagne, et est capable de lancer le ballon avec un joueur accroché à ses épaules, et il n'hésite pas à courir quand ses cibles potentielles sont correctement gardées. Rodgers, quant à lui, sait prendre un sack quand il le faut, mais montre de formidables capacités d'évitement dans la poche et autour.
Pourtant, Rodgers devrait prendre un peu de pression lui aussi, les Steelers possédant le meilleur front seven de la Ligue.
Pittsburgh essaiera sans doute d'employer Rashard Mendenhall, même s'il n'est pas le meilleur coureur du monde, il pourrait tout de même trouver quelques ouvertures contre un front seven des Packers dont la ligne est plus adaptées à la pression à la passe, notamment BJ Raji, qu'à boucher tous les trous, même si elle demeure composée de joueurs de poids.
Rodgers a une meilleure moyenne de yards par passe, toutefois, et Jennings, Driver et Nelson pourraient bien trouver quelques espaces, surtout si Polamalu n'est pas encore totalement remis de sa blessure à la cheville. Le point faible de la défense des Steelers est situé au niveau des corners, alors que la situation est inverse chez les Packers, avec trois corners de haut niveau, et des safeties un peu en-dessous.
Pronostiquer correctement l'issue de la rencontre me semble quelque chose de très difficile. Nous sommes devant une rencontre qui s'annonce extrêmement serrée, mais qui pourrait produire plus de points qu'on ne pourrait le penser au premier regard. La dernière rencontre entre les deux équipes s'était terminée par un véritable shootout au dernier quart temps, avec une fin remplie de dramaturgie, et un stop à la dernière seconde des Steelers qui avaient fini par l'emporter.
On ne peut souhaiter que le même genre de magie pour le Super Bowl.
VERCHAIN STYLE STUFF
La semaine précédent le Super Bowl est traditionnellement l'objet de quelques mini scandales, et de quelques trucs qui entrent dans la catégorie de ce qui fait le succès des Power Rankings Verchain Style. Here we go :
Un peu de musique, d'abord. Avec une battle à distance entre rappeurs.
Black and Yellow de WhizMachintruc, featuring Snoop contre Green and Yellow de Lil'Wayne. Personnellement, j'ai préféré le battle Jizz in my Pants versus Puke in my mouth, mais bon.
Côté Packers, le mini scandale de la semaine, c'est le Team Photo Gate. Les Packers avaient à l'origine prévu de ne faire une photo de l'équipe qu'une fois arrivés à Dallas, et donc sans les joueurs sur l'Injured Reserve, avant de finalement se résoudre à en faire deux, une à Green Bay avec Barnett, Finley et les autres, et une à Dallas avec le roster actif.
Plein de mots échangés sur Twitter, un truc vraiment ridicule dans le fond, avec Barnett et Finley qui se plaignent de ne pas pouvoir être sur la photo, Rodgers qui répond dans le même style en leur indiquant que s'ils avaient effectué leur convalescence dans le Wisconsin ça n'aurait pas posé de problèmes, blablabla... On a frôlé le ridicule, là... Surtout qu'un blog consacré aux Packers faisait part... Du mécontentement des mêmes joueurs pour avoir... été privés des cacahuètes distribuées dans l'avion qui emmenait l'équipe à Dallas. On peut donc être bloggueur et avoir un humour qui n'est pas en-dessous de la ceinture...
Sinon, le Gouverneur de l'Illinois a tenu parole, et installé le drapeau des Packers dans le Palais du Gouverneur. Take that, Bears' fans !
Chez les Steelers, par contre, on fait les choses en grand.
Avec la presse lancée aux trousses de tout le monde, certains joueurs ont assuré le coup, et sont allés se promener dans un club de strip local, parmi lesquels, bien sur, Hines Ward. Vous trouverez la page du club en question ici. Ouais, ya pas à dire, ça a l'air de péter la classe... Le Bada Bing, c'est quand même autre chose...
Ah, et, pour ne pas être en reste, Big Ben serait apparemment allé se descendre quelques verres dans un bar qui s'assimile à un club de Jazz, mais où on entend apparemment surtout des pochtrons qui beuglent. Et l'animal n'est pas en reste. Report, TMZ Style.
Avec leur faculté incroyable à gagner des matchs d'une manière un peu moche, souvent, lorsqu'ils ne sont pas au top de leur jeu, il est vrai que Pittsburgh a une vraie tronche de favori, limite.
Adam Schefter et Chris Mortensen, eux, choisissent les Packers. Vu le score des deux zouaves depuis le début de saison, c'est mauvais signe, mais...
Verchain, lui, assume son man crush. Demain, il portera fièrement sa nouvelle grenouillère frappée du numéro 12, et hurlera devant sa télé, quitte à réveiller le quartier, à chaque point des types avec le casque jaune. Parce que c'est comme ça. GO PACKERS !
The Pick : Green Bay 28 – Pittsburgh 21.
BONUS :
N'oubliez pas, mardi, d'aller jeter un coup d'oeil sur Deadspin.com, puisque apparemment nous aurons droit à des révélations... Mark Sanchez se taperait une fille de 17 ans !!! Hell Yeah, dans ta face, Pretty Boy !!! Stay tuned...
Bien... Compte tenu d'un petit désaccord éditorial lié aux résultats des matchs de la semaine passée et de mon interprétation desdits résultats, l'ami Laurent a décidé de ne pas s'adonner cette semaine à l'élaboration de ses habituelles previews. Comme tout bon T1000 qui se respecte, il reviendra. Hasta la vista, baby.
La présentation de ces matchs de Conference Championship sera donc un peu différente de celles auxquelles vous avez eu droit pour les tours précédents. Verchain style.
Here we go...
NEW YORK JETS AT PITTSBURGH STEELERS
Three Keys To The Game :
Rexy's Plan to stop the Steelers :
La semaine passée à Foxboro, Rex Ryan avait trouvé la clé pour perturber considérablement le plan de jeu des Patriots, en frustrant Tom Brady, l'obligeant à conserver le ballon plus qu'à l'accoutumée et à bouger un peu dans la poche grâce à la seule pression de trois ou quatre joueurs. La défaillance de la ligne offensive des Pats sur la rencontre aura permis à Shaun Ellis et ses amis de mettre de la pression sur Brady et de le forcer à d'inhabituels mauvais choix.
Cette semaine, les Jets seront confrontés à un autre genre de problème. Big Ben Roethlisberger, qui est curieusement injustement considéré par beaucoup d'observateurs quand il s'agit de mentionner les meilleurs joueurs au poste de quarterback, n'est pas un 'pretty boy' comme Brady. Il prend la pression, et, du fait d'un physique très massif, peut supporter la punition physique des sackeurs de toute sorte.
De la couverture que décidera Rexy pourrait bien en effet dépendre une partie du résultat final du match. On murmure pour le moment que Ryan envisage de placer en individuelle Darrelle Revis, son meilleur corner, sur Hines Ward. Certes, Ward demeure un receveur physique, solide, qui peut prendre des hits sans lâcher le ballon. Mais mettre son meilleur corner contre un receveur qui n'est plus la plus dangereuse des menaces pour la défense peut sembler quelque peu mal calculé. Aujourd'hui, le receveur profond des Steelers, c'est le jeune Mike Wallace. Et laisser Cromatie, corner souvent sujet à des oublis mentaux ponctuels en couverture, sur un des receveurs les plus rapides à l'heure actuelle peut sembler une vraie, grosse prise de risque. Car dédier un safety, sans doute, pour aider Cromartie pourrait bien libérer des espaces dans l'axe pour le slot receiver (Randle El ou Sanders) ou pour le TE Heath Miller, qui est très loin d'être maladroit en réception.
Ah, et comme les Steelers n'abandonneront pas le jeu de course même s'ils rencontrent quelques difficultés en début de rencontre dans ce registre.
Pitt has to stop the run :
Les Jets sont la seule équipe à avoir mis plus de 100 yards cumulés aux Steelers lors de la saison régulière. La seule, avec 106 yards au total lors de leur victoire à Ketchup Field.
Si, par un nouveau miracle de leur ligne offensive (avec un matchup bien intéressant au centre entre Mangold et Hampton qu'il faudra surveiller si, comme moi, vous vous intéressez au jeu de ligne), Tomlinson et Greene parviennent à trouver quelques espaces, Pitt pourrait bien se retrouver dans une situation délicate.
Arrêter la course, c'est mettre la pression du match sur les épaules de Sanchez (more on that later) et les Steelers attendent sans doute cette opportunité avec une certaine impatience...
Special teams :
Lors de la victoire surprise des Jets en saison régulière, New York avait ouvert le score sur le coup d'envoi avec un retour de kickoff de Brad Smith. Peu de chance que ça se produise à nouveau ce dimanche, et il se pourrait bien que Smith soit absent, cette fois.
Ketchup Field est un peu le triangle des Bermudes pour les kickers. Nick Folk est loin, très loin, d'être un kicker sur lequel on peut se reposer les yeux fermés, et Shaun Suisham demeure plus consistant.
Si le match est serré, comme on peut s'y attendre au papier, et que la destinée de la rencontre se joue au pied, Pittsburgh aura sans doute un certain avantage...
Spotlight :
A Pittsburgh, énormément de choses pourraient reposer sur l'état de santé, et par conséquent le niveau de jeu de Troy Polamalu. En effet, les Jets ont battu les Steelers alors que Taz était absent, pour une blessure à la cheville qui continue à le contrarier aujourd'hui. Avec Polamalu dans l'équation, pour peu qu'il soit non loin de son niveau optimal, les problèmes pour l'attaque des Jets pourraient bien se retrouver encore plus nombreux à résoudre. Les receveurs des Jets se sont arrachés la semaine passée à New England, et même s'ils montrent la même intensité, le risque de prendre de gros hits par Polamalu est beaucoup plus élevé que par certains défenseurs plus soft des Pats. Et il conviendra également sans doute de se méfier de l'impact de Taz contre la course... Headache...
Chez les Jets, la pression pourrait bien se retrouver sur les épaules de Mark Sanchez. Jusqu'à maintenant, les plans offensifs ont surtout consisté à courir, à servir des passes sur des tracés courts en limitant au maximum les erreurs du quarterback des Jets. Ici, si les Steelers parviennent à contrer le jeu de course des Jets, il faudra sortir autre chose que quelques big plays occasionnels comme la passe à Edwards en toute fin de match chez les Colts ou la passe de 37 yards à ce même Edwards la semaine passée pour débloquer une situation complexe. Sanchez devra prouver qu'il est bien le meilleur quarterback que la Terre ait jamais porté, comme l'affirme Rexy depuis qu'il a recruté l'ancienne vedette de USC... Filer le ballon à Keller, son TE qui est beaucoup moins impliqué dans les plans de jeu offensifs depuis un moment pourrait bien constituer son meilleur atout pour passer l'obstacle de Pittsburgh...
Some team stats :
In case you missed it :
Jaime's Choice : Jaime, comme elle l'avait prévu, a complété sa collection de photos dans des tenues basées sur les équipes de la NFL, en y ajoutant des clichés aux couleurs des Steelers et des Bears. Voici donc le Jaime's Choice pour la rencontre qui nous intéresse :
Jaime Picks... The JETS.
Other stuff ?
Pas grand chose de sympa à se mettre sous la dent cette semaine en ce qui concerne les deux équipes...
Chez les observateurs des Steelers, on s'amuse autour de la barbe de Brett Keisel... Sa page Wikipedia annoncerait même que le defensive end des Steelers est le seul joueur de l'histoire à avoir réussi un sack... uniquement avec sa barbe...
The Pick :
Peter King : Baltimore, by one point. Jut kidding : Pittsburgh.
Mike Florio : Jets, by two points.
ESPN's Ron Jaworski : Pittsburgh.
ESPN's Adam Schefter : New York.
Verchain : Pittsburgh Steelers, by three points. Après tout, j'ai sélectionné les adversaires des Jets les deux fois précédentes, il n'y a pas de raison de ne pas me tromper à nouveau...
GREEN BAY PACKERS AT CHICAGO BEARS
Three Keys To The Game :
Soldier Field...
On ne parle que de ça ces derniers temps. L'état de la pelouse de Soldier Field, l'une des pires de la Ligue. Le pire là-dedans, c'est que cette pelouse ne favorise même pas l'équipe locale, dans le fond. Si on regarde l'attaque des Bears, que voit-on ? Un coureur plus réputé pour sa vitesse et ses mouvements dans l'espace que pour aller chercher quelques yards au sol, en la personne de Matt Forte. Chester Taylor pourrait constituer une alternative sur la puissance, mais il semble plus intéressé par le fait de prendre son chèque à la fin de la semaine que par son investissement sur le terrain. Les receveurs des Bears sont également des joueurs très rapides qui peuvent faire mal sur un cut... Si le terrain se dérobe sous leurs pieds, leurs qualités ne pourront pas être correctement utilisées.
Les Packers, de leur côté, ont beau jouer sur la tundra, on a vu depuis un bon moment déjà qu'ils ne disposent pas de tracteurs capables de faire avancer le ballon de manière consistante. En fait, Green Bay a une attaque quasiment construite pour jouer à l'intérieur, avec énormément de vitesse et peu de puissance brute, jusque dans la composition de sa ligne offensive. Bulaga est certes un beau bébé, mais ses acolytes de la ligne sont plus des joueurs 'fins' que de grosses brutes. La capacité de Starks a jouer en coureur puissant sur l'intérieur pourrait bien constituer une vraie clé pour les Packers.
The Bears have to limit the Big Plays...
Les Packers sont l'équipe qui a engrangé le plus de yards après réception de la Ligue cette saison. Aaron Rodgers recherche systématiquement le joueur libre, et le sert. Jennings et Nelson font de très belles choses dès lors qu'il s'agit de rester à distance du défenseur dans l'espace, et Chicago, avec la défense en Cover two sauce Lovie, devra limiter cet aspect du jeu des Packers.
Urlacher va sans doute jouer un peu plus profond qu'à l'accoutumée pour tenter de supprimer les options au milieu du terrain, mais je ne serai pas étonné de voir McCarthy envoyer Jennings dans le slot pour aller chercher des tracés intermédiaires, en cherchant à faire manquer Urlacher sur de la vitesse.
La couverture des Bears devra être solide sur les extérieurs, les safeties vont sans doute avoir de la pression avec un paquet de routes profondes appelées pour les receveurs de Green Bay, et la pression de la ligne défensive devra forcer Rodgers a rechercher son checkdown.
Un gameplan offensif maîtrisé, clé du succès.
Martz doit faire en sorte que Forte porte la balle un certain nombre de fois dès le début du match, et Lovie doit espérer que sa défense puisse contenir les Packers en début de rencontre pour ne pas avoir à subir la pression énorme que mettent Matthews (depuis l'extérieur), Bishop et Ngata (à l'intérieur) sur Cutler. Si les Bears sont obligés de se reposer majoritairement sur la passe longue, la journée pourrait s'avérer interminable...
Courir depuis une base avec deux TE permettrait aussi de donner de bonnes opportunités de play-action, en laissant la défense dans le doute.
Spotlight :
Chez les Packers, la ligne offensive sera la clé de la réussite des visiteurs. Contenir Peppers et Idonije, plus éventuellement de la pression mise par Briggs est une priorité. Les Packers devraient avoir du mal à courir contre les Bears, c'est une évidence. Donner du temps à Rodgers pour lire la défense est donc crucial.
Pour les Bears, la solution aux problèmes de pression que pose Matthews pourrait bien reposer entre les mains de Greg Olsen. Le TE est capable de poser de gros problèmes aux safeties des Packers s'il prend l'espace et bouge dans la formation sur les plays. J'ai lu que les Packers envisageaient même de détacher Charles Woodson au marquage sur le TE. Woodson excelle pour amener lui aussi la pression sur le passeur adverse, et pourrait tenter d'aller sacker Cutler si Olsen reste auprès de la ligne pour bloquer. L'envoyer systématiquement sur une route permettrait de tenir Woodson à distance. Il peut également servir de solution de facilité pour Cutler si la pression vient. Vous savez que j'adore ce joueur, et il devrait être, pour moi, une pièce essentielle du dispositif des Bears.
Some team stats :
In case you missed it :
Jaime's Choice :
Jaime's choice ? DA BEARS !!!
Other stuff ?
Bon... Alors... Les Packers avaient il y a quelques années à Green Bay un duo de filles qui s'étaient surnommées les bikini girls. On ne les voit plus depuis l'an dernier, dommage...
Dans le même temps, on a appris que l'actrice porno Charlie Laine est une grande fan des Packers, ce qui ne peut que nous donner un peu plus encore de sympathie pour les Packers...
Ce match perturbe quand même un paquet de monde... Surtout dans la presse de Green Bay, qui s'est bien manquée cette semaine...
CHICACO ? Really ?
Et puis, bon... Barrack Obama a promis d'aller à Dallas pour le match si les Bears se qualifient... Et par les temps qui court, vaut mieux pas être un démocrate dans le Sud...
Fan's View :
[Editor's Note : comme la semaine passée, notre ami Crow, le linebacker préféré du Roi Albert, nous a écrit quelques lignes pour présenter son point de vue sur le match. Here it is]
La finale de la Conférence Nationale approche pour la première fois de la décennie et ce sont deux vielles connaissances qui s’y présentent : les Packers de Green Bay s’envoleront pour Chicago et y retrouveront la pelouse gelée du Soldier Field.
Avant d’évoquer la rencontre en elle-même, je souhaite tout d’abord parler de la plus ancienne rivalité de la NFL. Voyons si ces chiffres vous évoquent quelque chose :
1921 : Première rencontre entre les deux franchises, victoire 20-0 des Bears.
182 : nombre de matchs disputés entre ces deux équipes.
92-83-6 : bilan des Bears face aux Packers.
61-7 : plus large victoire des Bears, c’était en 1980.
Vous l’aurez compris, ce match n’est pas qu’une rencontre, qu’un titre de division … où même qu’un match ordinaire. C’est LE match. C’est la seconde fois seulement que ces deux équipes se rencontrent en Playoff (1-0 pour Chicago) et c’est la première fois qu’un titre de conférence est en jeu.
La rivalité fut entretenue au fil des âges, de Georges Halas à Lovie Smith, l’objectif est resté le même : battre Green Bay. C’est dans cet esprit que Lovie a repris une équipe des Bears moribonde … et, pour sur, il a su rendre au joueur la fierté de porter ce maillot, floqué d’un GHS (Georges Hallas) sur la manche. Plus qu’une équipe, plus qu’une bande de Cheerleaders aguicheuse (dont nous n’avons pas besoin), Chicago (au même titre que Green Bay) est une institution du football. Une foultitude de grand noms sont passés par Chicago : Dick Butkus, The Fridge, Walter Payton, Sid Luckman, Mike SIngletary, George Blanda (spécial dédicace to Verch’), … & Gale Sayers.
Si je m’attarde sur Gale Sayers, c’est parce que, avant même le début de saison, il ne croyait pas en Chicago (comme 90% des gens d’ailleurs). Il avait déclaré qu’il ne voyait pas cette équipe renouer avec le succès de si tôt … et Brian Urlacher lui a répondu gentiment qu’un homme n’ayant jamais gagné un match de playoff n’a rien à leur apprendre.
Piqué à vif, l’orgueil des Bears les a tirés du trou dans lequel ils s’étaient fourrés après une pré-saison effroyable (0-4). Mais, j’y vois avant tout l’œuvre d’une équipe de coaching hors-pairs. Qui sont ces hommes qui ont métamorphosés une troupe de mercenaires en machine à gagner ?
Head Coach : Lovie Smith, 57-46, est un coach défensif de formation. Il a rejoint les Bears en 2004, est devenu coach de l’année en 2005 et a participé au Superbowl 2006.
Offensive Coach : Mike Martz : On ne présente plus « The Greatest Show on Turf », une bague ne tant que coordinateur, une défaite au Superbowl en tant que HC et un John Kitna métamorphosé lors de son passage comme OC à Detroit. Son plus grand féaut : l’entêtement. Il a su se remettre en question alors que Cutler s’est mangé une commotion … depuis, le jeu offensif de Chicago est plus balancé, moins prévisible et, surtout, plus efficace.
Defensive & Assistant Head Coach : Rod Marinelli : On l’oublie souvent, mais Rod Marinelli n’est pas qu’un Head Coach malchanceux, il a construit une défense de fer à Tampa Bay, ce qui les a mené au Superbowl. Depuis son intronisation en tant que DC cette saison, nous avons retrouvé quelque chose qu’il manquait chez les Bears depuis quelques années : une grosse ligne défensive. Il a fait office d’élixir de jouvence pour des gars comme Israel Idonidje, Julius Peppers, Henry Melton, … sans oublier Tommie Harris qui malgré une saison plus que moyenne s’est réveillé lors du tour de division.
Special Team Coach : Dave Toub : Si Chicago est reconnu parmi ses pairs depuis plusieurs années, c’est surtout grâce aux équipes spéciales. Brad Maynard enchaîne les punts depuis longtemps avec régularité, Robbie Gould semble être incapable de rater un Field Goal à moins de 45 yards et Devin Hester a battu le record du nombre de retour « Into the house » en carrière …
Et voilà, les présentations sont faites. Je suis le premier à le dire : Chicago ne présentait pas, en début de saison, le potentiel pour arriver aussi loin en post season. Mais les Bears possèdent une excellente équipe de coaching et une gros esprit de compétition. Je vais faire référence à une des phrases fétiches de Verchain : « They are who we think they are » … and they are the Green Bay Packers. Et comme le disait George Halas à son homologue de l’époque, Vince Lombardi, 'We gonna kick your ass !'
Les Playoffs, c’est du bonus … alors pourquoi ne pas y croire ?
The Pick :
Peter King : Green Bay, by one point.
Mike Florio : Green Bay, by eight points
ESPN's Ron Jaworski : Chicago
ESPN's Adam Schefter : Green Bay
Verchain : Green Bay Packers, by three points. Ouais, je sais, mon man crush n'est pas près de s'éteindre... Je m'attends à un match serré, comme l'ont été les deux rencontres de saison régulière. Chicago a toutes les armes pour emmerder profondément les Packers, et Hester peut toujours nous sortir le play qui fait la différence, si Crosby ou Masthay (qui devrait entrer en jeu pour autre chose que son rôle de holder) venaient à avoir l'idée saugrenue de botter le ballon dans sa direction.
Bon, la semaine dernière, on n'a pas fait un score formidable sur les prédictions. Mais, comme les cons ça ose tout (c'est même à ça qu'on les reconnaît), on y retourne quand même...
Ah, et autant prévenir tout de suite, les statistiques nous enseignent que, lors du Divisional Round, 73% des équipes qui jouent à domicile l'emportent, depuis la mise en place du système de playoffs actuels, il y a 20 ans. Alors, nous allons faire confiance aux statistiques dans ces previews. Ce qui risque de mettre en colère l'un des auteurs de ces lignes.
Ah, et dans un souci de pluralisme digne du Parti Socialiste, nous avons donné l'occasion à deux fans de deux équipes engagées dans les matchs de ce weekend de nous donner leurs impressions sur les rencontres concernant leur équipe favorite.
Here we go.
Ravens at Steelers
Heinz Field
Samedi 15 Janvier - 22h30
Laurent's Preview
En résumé :
Ces deux équipes ont toujours été définies par leur approche purement défensive; il est presque logique que cette rivalité entre 2 produits de l'AFC North ait accouché de duels virulents à l'impact physique particulièrement dévastateur. Avantage aux points (poings ?) pour les Steelers lorsque Big Ben & Polamalu sont à 100% de leur capacité physique, chose qui a tendance à devenir plutôt rare ces dernières années.
En détails :
Baltimore & Pittsburgh ont terminé la saison avec un record de 12 victoires pour 4 défaites. Les deux face-à-face ont accouché d'un petit 27 points, des victoires à chaque fois à l'extérieur décidées par un coup de pied. Cinq des sept dernières rencontres sur les 28 dernires mois ont été décidées par un écart de 3 points. Le plus grand écart - 9 points - est à mettre à l'actif de Polamalu, l'année du SuperBowl des Steelers. En 17 rencontres depuis 2003, 302 points ont été inscrits, soit une moyenne de 17 points par match.
Baltimore n'a pas eu finalement trop de difficulté à se débarasser des Kansas City Chiefs, causant pas moins de 5 turnover, lors de ce match de wild-card que Pittsburgh avait regardé à la maison. Ce luxe est encore une fois à mettre à l'actif du diable de Tasmanie, Polamalu, dont l'action décisive (balle enlevée des mains de Flacco) lors de la week 13 avait permis aux Steelers de l'emporter 13- 10 au M&T Bank Stadium et de rafler définitivement la tête de l'AFC North.
"Cette si petite marge, quelle différence elle a fait finalement !!! Mais on sait d'où l'on vient. L'intimidation est impossible là dedans. On va de l'avant. Il ne peut pas en être autrement.", expliquait Coach Harbraugh. La victoire de Dimanche dernier est la 4ème à l'extérieur en playoff pour Joe Flacco depuis ses grand débuts (2008). Et finalement les Ravens ont raison de demeurer confiant pour le match de ce soir. De 1990 à 2004, les équipes jouant à la maison en playoff ont gagné 49 fois, perdu 11 fois. Depuis 2005, il y a 10 victoires pour 10 défaites.
"C'est vraiment plaisant d'aller à l'extérieur - surtout en des endroits comme celà - de se montrer confiant sur tes capacités, sur les les capacités de l'équipe et d'avoir une chance conséquente de l'emporter.", disait Joe Flacco en conférence de presse. Flacco est le second QB derrière Tom Brady depuis la week 3 avec un QB rating de 103,4. Flacco est également l'un des rares QB à avoir commencé et gagné un match de playoff lors de ces 3 premières saisons en carrière. Joe est certainement un QB qui ne reçoit pas le mérite à sa juste valeur de la part des fans de la NFL. Peut-être cela provient de ces matchs contre les Steelers où le QB de Baltimore n'a jamais réellement su se montrer trascendant : 6 TD pour 7 interceptions, QB rating : 69,5
En face, un QB qui déteste jouer contre Baltimore mais qui est à la tête d'un capital confiance des plus remarquables (un actif de 10 TD et 6 victoires d'affilée lorsque Big Ben est en santé). "Il n'y a pas de recette magique pour l'emporter. Je suppose que je dois être chanceux. C'est peut-être à cause du fameux épisode du nez cassé par un coup de coude Haloti Ngata que Big Ben avoue qu'il n'aime pas trop ce type de combat : "En tant que compétiteur, tu adores celà. Mais, en fait, je deteste jouer contre les Ravens car ils sont vraiment très bons. A travers leur défense, chacun de leur gars, chaque shéma, tout ce qu'ils font est un véritable défi à part entière pour moi."
Le diable de Tasmanie Troy Polamalu est actuellement diminué à cause d'une blessure à un tendon d'achille. Les bleus sont plutôt à l'âme pour son confrère safety, Ed Reed, après la disparition de son frère en Louisiane, le 7 Janvier. Après avoir passé un jour avec sa famille après la victoire contre Kansas City, Reed est revenu à l'entrainement Jeudi. Son retour est primordial, lui qui mène la NFL avec 8 interceptions (malgré le fait qu'il ait raté pas moins de 6 matchs à cause d'une blessure à la hanche)
Sur un point de vue purement tactique, le match ne devrait pas être marqué par une attaque au sol triomphante; ces deux défenses n'ayant jamais permis à aucune équipe de dépasser la barre des 100 yards de jeu de course lors de leurs derniers 28 matchs de playoff combinés. Le jeu aérien devrait par contre se reposer sur les performances de Anquan Boldin face à Mike Wallace.
Mike Wallace représente une véritable menace. Sur les neufs dernières semaines, le rapide WR domine la NFL en terme de nombre de yards. Sa moyenne de 20,3 yards par catch le place second dans l'histoire de la NFL pour un receveur ayant maximum 2 ans d'expérience. Sauf que Wallace n'a rien inscrit contre Baltimore depuis 4 matchs. En face, l'une des plus grosses menaces de la soirée, Ray Rice n'a plus rien inscrit pour Pittsburgh depuis 6 matchs.
Pour que Baltimore ait une chance de l'emporter, il faudra que l'effort déployé par le pass rush (Suggs & Ngata en tête) soit relativement court dans le temps. Et pour celà, il faudra que le temps de possession du ballon soit largement en faveur de l'attaque des Ravens. Ce qui veut dire que l'offensive line, la grosse faiblesse des Ravens, devra tenir le coup face à Blitzburgh.
Quoi qu'il en est, ces deux équipes, malgré le fait que la 3ème guerre mondiale vient de commencer, gardent un oeil sur leur potentiel prochain adversaire. Hines Ward y est allé de sa petite phrase : "Les Jets & les Patriots sont deux équipes formidables. Mais leur rivalité est toute récente. Nous, ça fait des années que l'on vit celà avec les Ravens." Et Terrell Suggs a enfoncé le clou : "Le SuperBowl de Brady est douteux. Il y a eu l'incident du "tuck rule". Il y a eu les cassettes sur les séances d'entrainement des autres équipes. Au final, c'est quoi tout celà ?"
Les phrases à retenir :
Terrell Suggs : "C'est Armaggedon. C'est la 3ème guerre mondiale. C'est purement personnel entre ces deux villes."
Chris Hoke : "L'équipe qui gagnera ce match sera la plus violente, celle qui aura l'impact physique le plus fort dans la NFL."
John Harbraugh à propos de Big Ben : "J'étais content lorsqu'on a lui pété le nez. Et j'ai vraiment été impressionné de la façon dont il a joué par la suite. Apparement, l'angle de ton nez ne te gène pas pour lancer correctement. Il l'a prouvé."
Hines Ward : "Je hais Ray Lewis & Ed Reed."
Les +
- la rivalité la plus dévastatrice de la NFL
- une guerre tactique et physique comme jamais
- un match purement old school
- pour le prix d'un match de foot US, vous verrez en même temps un match de catch
Les -
- offensivement pas très beau
- va certainement dégénérer en une bagarre de rue
- les arbitres
Some Team Stats
Bien, pour cette fois, de petites infographies bien moches mettant en parallèle les performances des deux équipes en saison régulière sur 4 indicateurs valables à la fois pour les attaques et les défenses.
YPA : désigne pour l'attaque la distance moyenne gagnée par course. Pour la défense, la distance moyenne concédée au sol par course adverse.
NPP% : Le pourcentage pour une attaque de plays qui ont une finalité négative en termes de yards (courses arrêtées, sacks, perte de yards). Même type de plays forcés par une défense contre une attaque. Plus il est faible pour une attaque, meilleure est la ligne offensive. Plus il est élevé pour une défense, meilleur est le front seven (généralement parlant, la secondary pouvant aussi forcer des plays négatifs)
3rdD% : Le taux de conversion des troisièmes tentatives réussi par l'attaque ou concédé par la défense.
YPP : Le nombre de yards moyen par passe pour l'attaque ou concédé par la défense.
Cheerleaders and other stuff...
Bon, les Ravens ont des cheerleaders, et pas les Steelers. Voilà de quoi nous pousser tout naturellement à nous demander pourquoi nous ne parierions pas sur les Ravens sur cette rencontre, uh ?
J'ai donc du trouver d'autres trucs pour vous apporter de quoi départager ces deux équipes quand le temps sera venu de parier les vingt centimes que vous avez trouvés à côté du distributeur de café de la fac, du bureau ou tout simplement dans le porte monnaie de maman... So...
J'ai pensé pendant un moment à comparer les antécédents judiciaires de joueurs phares des deux équipes, mais à côté de l'investigation pour meurtre à laquelle a eu droit Ray Lewis avant de devenir un pilier de la communauté et un type qui s'investit pour les jeunes, les différentes affaires auxquelles Big Ben et Little Ben ont été confrontés avant qu'ils ne se rangent et se décident à se marier avec Barbie, ne font pas le poids...
James Harrison et Terrell Suggs sont aussi doués l'un que l'autre dès lors qu'il s'agit de se plaindre de l'arbitrage.
Polamalu a une coupe plus sympa que celle de Flacco... Mais bon... Head and Shoulders pour départager deux équipes...
Oh... On va définitivement donner l'avantage aux Ravens sur ce coup...
The Pick
Bon, dans le courant de la saison, on aura vu deux rencontres qui ressemblent plus à du football de tranchée ou à du MMA qu'à du football...
N'attendez pas qu'une équipe parvienne à courir contre l'autre, les deux défenses étant assez impénétrables.
Les performances des Ravens en playoffs à l'extérieur ces dernières années sont assez impressionnantes, et Baltimore a remporté le match à Ketchup Field en saison régulière, avant que les Steelers ne viennent égaliser les choses au retour.
D'un autre côté, Flacco en est à zéro sur cinq en termes de victoires contre les Ravens lorsque Ben Roethlisberger joue.
Je ne sais vraiment pas quoi faire avec ce match, que je n'attends pas avec une impatience particulière (oui, je le redis parce que ça énerve l'ami Laurent...)...
Les Ravens pourront compter sur Todd Heap cette fois (ce n'était pas le cas lors du match retour), et devraient tenter de nous donner à nouveau une grosse dose de Ray Rice dans le play offensif préféré de Cam Cameron : five yards dumpoff to Rice. Les Steelers tenteront de mettre la pression sur Flacco avec leurs deux chasseurs de tête Harrison et Woodley. Tout pourrait finalement tenir à l'état de santé de Troy Polamalu, en délicatesse une nouvelle fois avec sa cheville et qu'on avait vu au top lors de la dernière confrontation...
La seule chose dont on peut être certain, c'est qu'à la fin, les arbitres seront une bande d'enculés pour les Steelers ou pour les Ravens...
Bon, quand je ne sais pas quoi faire, je me réfère à ma ligne de conduite préférée : Home Team Wins.
Pittsburgh Steelers. By three.
Jets at Patriots
Gillette Stadium
Dimanche 16 Janvier - 22h30
Laurent's Preview
En résumé :
Comme à leur habitude, les New York Jets l'ont beaucoup joué sur le côté grande gueule et provocations cette semaine. Ce n'est pas tant le problème en soi du moment qu'ils réussissent à associer l'action à la parole. Mais, cette fois-ci, la tâche sera plus ardue : les Patriots sont au menu, eux qui ont dominé la NFL ces derniers mois et ont eu une semaine afin d'être frais et pimpant.
En détails :
Cette rivalité ancienne, entre ces deux franchises issues de l'AFL, a commencé il y a 51 ans. Une rivalité entre deux équipes plutôt proches comme le montrent bien ces chiffres : les Patriots ont gagné 51 fois; les Jets 51 fois (+ un match nul). C'est aussi une opposition radicale entre deux hommes : Ryan d'un côté, Bellichick de l'autre. Nous sommes véritablement dans une période où cette rivalité ne pouvait pas être plus divertissante.
Cela avait marché avec Manning, alors pourquoi se renouveller ? Rex aux grand pieds a visiblement beaucoup de comptes personnels à régler dans la NFL. Mais, en face de lui, il est particulièrement difficile de faire sortir de ses gongs l'expérimenté Bill Bellichick : "Rex fait un boulot formidable avec son équipe. J'essaie de faire le mien. Je ne m'inquiète pas plus que de celà de ce que les autres ont à dire."
Depuis la nomination de Rex Ryan à la tête des Jets, il est intéressant de se rendre compte que, dans ce type de confrontation, l'équipe, qui avait l'avantage de recevoir, l'a emporté à chaque fois. Par exemple, cette saison, en Week 2, les Jets avaient dominé les Pats 28- 14. Affront vite lavé par la bande à Bellichick après l'historique victoire du 6 Décembre 45- 3. Même cette raclée, Rex Ryan trouve le moyen d'en faire un outil de communication - puisqu'il a certifié cette semaine que la vidéo du 45- 3 serait visionnée par ses joueurs une fois par jour. "On doit jouer rapidement et physiquement. Cela ne veut pas dire que ça sera un galop d'essai. Si on joue à blanc, on se fera broyer.", déclarait Rex.
Les Patriots ont, quant à eux, broyé tous les CB qu'ils ont affronté. La dernière défaite date du 7 Novembre, un 14- 34 contre les Browns. Depuis : 8 victoires d'affilée avec, en moyenne, 3 TD d'inscrits et, excusez du peu, contre des équipes comme notamment les Jets, les Steelers, les Packers, les Bears. Durant cette série, les Pats ont généré 24 turnovers contre 1 seul pour eux. Un Peyton Manning en pleine régression a permis de libérer psychologiquement un Tom Brady qui n'assurait pas jusque là la comparaison : 36 TD cette saison pour seulement 4 interceptions, la dernière datant de la week 6 contre les Ravens. Cela veut surtout dire que Brady a lancé 335 fois le ballon sans être intercepté. (record de la NFL).
Cela ne fait pas peur à la Revis Island, auteur de son paquet de jurons cette semaine sur le dos de Brady. "Pourquoi je regretterais ce que j'ai dit ? C'est comme cela que je le ressens. Tant qu'il sera dans la NFL et tant que je serais dans le circuit, la haine sera toujours au rendez-vous.", expliquait Darelle Revis. Brady s'en fout en fait : "On m'a déjà dit pire. Je suis sur qu'il y a beaucoup de gens qui pensent comme celà." Revis avait été l'auteur de l'une des rares interceptions lancées par Brady cette saison. "Revis est un bon joueur. Ils ont une belle secondary et l'une des meilleures défenses de la ligue. On va passer vraiment beaucoup de temps à les étudier. La façon qu'ils ont éteint l'attaque des Colts était très impressionante, parce que nous savons comment l'attaque des Colts est formidable.", expliquait Brady.
Brady fait reference à la victoire 17- 16 des Jets - des Colts maintenus à leur plus faible niveau de points depuis 6 matchs. Mais, bien plus surprenant que celà, Mark Sanchez a fait preuve d'un minimum d'assurance pour une fois. Après le coup de pied de Adam Vinatieri de 50 yards qui donnait une avance de 2 points pour les Colts à 53 secondes de la fin, Mark Sanchez a réussi calmement à remonter tout le terrain afin de permettre à Nick Folk de tirer le coup de pied de la victoire. "Il est en train d'arriver. Tu t'attends à ce que les jeunes continuent à s'améliorer chaque année. Je ne me souviens pas de jeunes ayant progressé autant que Mark.", a dit Rex Ryan. Quoi qu'il en est, Mark Sanchez reste l'auteur de performances mémorables contre les Patriots comme lors de ces deux derniers déplacements au Gillette Stadium : 1 TD, 7 interceptions, QB rating : 30,7.
"Il n'y a pas que moi. C'est de la responsabilité de l'équipe entière. Lors du dernier match contre eux, je n'ai pas bien joué. Mais, dans tous les secteurs du jeu, nous avons été dominé. Bref, nous nous devons cette fois de bien jouer, l'attaque, la défense, la special team et cela commence par le QB. Cela va être un bon match. Cela me plait.", a dit Sanchez.
Pour autant, gagner au Gillette Stadium tient plus de mission impossible : la dernière défaite remonte en 2006 face... aux Jets. Depuis, Brady est sur une série de 28 victoires. Il était également sur une série de 8 victoires consécutives en playoff avant que cette série ne soit brutalement interrompue par les Ravens 14- 33 la saison dernière.
La phrase à retenir :
"C'est Bill Bellichick vs. Rex Ryan. Pas de doute là-dessus : c'est purement personneL. C'est lui contre moi.", déclarait Big Sexy Rex.
Les +
- Rivalité intense.
- duel prometteur entre l'attaque des Patriots contre la défense des Jets
- des coachs très stratégiques
- incarnation du stéréotype "le gentil contre les méchants" (brady vs. jets)
- voir Brady se faire sacker, ça n'a pas de prix. [Editor's Note : encore faudrait-il que les Jets aient du pass rush contre la ligne des Patriots... Think again]
Les -
- Le vainqueur sera ou des grandes gueules ou un beau gosse qui a tout ce qu'il souhaite.
- Mark Sanchez contre la défense des Pats : un coup à s'endormir devant la télé
Some Team Stats
Cheerleaders and other stuff...
Les Patriots ont depuis un bon moment une troupe de cheerleaders qui envoie du bois. Quoique bon, avec le temps pourri de Boston en cette période, on les voit plus souvent en parka et pantalons en gore-tex qu'en petite tenue à la Eagles... By the way, j'ai fait mon boulot de pervers pépère, et vous présente donc Crissy. Une raison de plus de soutenir les Patriots, non ?
Et toute la troupe des Jets peut toujours s'aligner. Il n'y a pas photo, bordel.
Fan's View.
Voici ce que notre ami Bellicheat (qui, pourtant, ne porte pas de sweat à capuche) a à nous dire sur cette rencontre.
Jets @ Patriots, à l'évocation de ce match, tout le monde se rappelle de la cinglante défaite encaissée par les Jets il y a un peu plus d'un mois. Mais là, comme on a coutume de dire : en playoffs, tout repart de zéro. C'est donc avec grande prudence mais beaucoup d'excitation que j'attends le match de dimanche soir. J'ai un bon pressentiment, on est à Foxboro, je nous vois mal nous faire avoir deux fois de suite à la maison comme cela et surtout, je pense qu'on est supérieurs à ces Jets :
En attaque, on profite d'une ligne offensive très très forte qui laisse beaucoup de temps à Brady pour trouver le bon matchup et en face, il n'y a qu'un Revis, Cromartie a prouvé à maintes et maintes reprises qu'il avait quelques égarements dans ses couvertures (et sa déclaration sur Brady aura eu le don de bien me faire rire, qu'un mec comme Revis à la limite l'ouvre pourquoi pas, mais Cromartie...), alors que nous on possède Welker, Branch, Gronkowski, Woodhead, Tate et j'espère que Hernandez sera là et à 100%. Même si en cette fin d'année, le TE mis en lumière c'est Gronkowski, depuis son fumble contre Cleveland qui coïncide avec notre dernière défaite, il a vraiment élevé son niveau de jeu d'un bon palier, j'avais beaucoup d'espoir en lui sur la dernière draft, je suis content de voir qu'il répond bien aux attentes posées en lui.
Par contre, pour McCourty, je doutais un peu plus et il a fait une saison vraiment incroyable, progressant match après match pour devenir au final notre corner n°1 et Dieu sait que notre secondary n'est pas forcément bien aidé par notre pass rush. Faut dire que l'on pas a été épargné par les blessures chez les linemen notamment : Warren d'entrée de jeu, Wright et Brace ont rejoint l'IR, Pryor a de grandes chances de ne pas jouer dimanche. Donc il nous reste Wilfork, l'autre Warren et après des rookies et des no-names j'ai envie de dire : Deaderick, Love, Moore, Cohen.
Contre les Jets, va falloir être costaud contre la course je pense, leur ligne offensive ne me fait pas spécialement peur et Sanchez va pas mal jouer sous pression à mon avis, donc si on arrive à stopper Tomlinson et Greene et les empêcher de contrôler l'horloge, de jouer à leur rythme (tout ceux que les Colts n'ont pas su faire en 2e MT donc), la victoire ne sera plus très très loin.
Wilfork et Mayo on compte sur vous ! Ca ne sera surement pas une guerre comme l'autre match de l'AFC mais j'espère que ce match sera bien engagé également bien que je ne déteste pas foncièrement les Jets, Hard Knocks m'a donné pas mal de sympathie pour eux presque, mais là il ne doit en rester qu'un... Allez plus qu'une journée à tenir afin de revivre vraiment à fond l'excitation et l'ambiance des PO, de pousser derrière son équipe, je vais compter les minutes d'ici là ...
The Pick
Vu de la vieille Europe, le match qui opposera les Jets aux Patriots à Foxboro pour la seconde fois de la saison nous fait un peu penser, nous qui sommes fans d'une équipe qui aura été victime cette saison de la franchise aux beaux pieds, à une cour de récréation de lycée ou de collège. D'un côté, on a les petites frappes à grosse bouche, qui nous ont cassé la tronche cette saison, apportant un peu de constance à tout leur blabla. De l'autre, on a les gros durs qui sont incontestables, les seigneurs. Et, secrètement, au fond de notre petit coeur, on espère que les seigneurs botteront le cul aux enfoirés à grande gueule...
Sur le terrain, si les Jets laissent autant de temps à Brady pour lancer qu'ils en ont laissé à Manning la semaine dernière, compte tenu d'une qualité de ligne offensive bien supérieure à celle des Colts, ils pourraient bien se faire torcher proprement. Les meilleurs receveurs des Patriots sont les tight ends, cette saison. Et je ne vois pas les linebackers des Jets contrôler Gronkowski sur l'ensemble de la rencontre. Avec tout un paquet d'interceptions cette saison, les Patriots ont de quoi faire paraître Sanchez minable, ce qui permettra peut-être enfin de faire taire tout le buzz autour de Pretty Boy...
Dans la préparation de la rencontre, cette semaine, on aura entendu toute l'outrance ridicule des Jets, de Rex Ryan à Antonio Cromartie qui aime Brady à la mort, déclarant notamment que le QB des Patriots est un trou du cul, avant de terminer par un 'Fuck him' de la plus belle espèce... Mmmmh, quand on connaît les habitudes amoureuses de ce monsieur qui a semé des enfants aux quatre coins du pays, il envisage certainement une vraie relation avec Justin Bieber version adulte...
New England Patriots. Plus l'humiliation sera grande, mieux ce sera.
Seahawks at Bears
Soldier Field
Dimanche 16 Janvier – 19 heures.
Laurent's Preview
En résumé :
Les Seahawks se foutent littéralement des critiques qui les poursuivent après être rentrés dans ces playoff avec le pire record des qualifiés dans l'histoire de la NFL. Si la victoire contre les Saints, champions sortants, n'est pas suffisante aux yeux du monde, les Seahawks feront tout ce qui est en leur pouvoir afin de bousculer encore plus la hiérarchie de ces playoff ce Dimanche. Pour celà, il leur faudra obtenir leur première victoire à l'extérieur en playoff depuis... 27 ans !
En détails :
7 victoires pour 9 défaites et une qualification en poche pour les playoff. Ils ont depuis bousculé les Saints 41- 36 avec 4 TD lancés par Matt Hasselbeck. Les sceptiques demeurent nombreux. Qu'importe, Coach Pete Carroll a insisté auprès de ses garçons sur le fait qu'ils n'étaient plus qu'à un match de la confrontation finale pour le titre de la NFC.
En week 6, Seattle sortait d'une bye-week réparatrice : les Seahawks avaient alors eu l'occasion de repenser aux récentes raclées qu'ils s'étaient pris à l'extérieur. Résultat : en utilisant des shémas variés de blitz, les Seahawks étaient allés chercher 6 fois Jay Cutler pour une victoire 23- 20. Le héros du match contre les Saints, Marshawn Lynch, jouait alors pour la première fois pour sa nouvelle équipe, suite à un trade avec les Bills. Lynch avait couru 17 fois pour 44 yards et un TD. Mike Williams s'était surtout illustré (10 catch, 123 yards). Seattle n'avait surtout pas commis un seul turnover face à une équipe des Bears qui avait fini 3ème ex-aequo de la NFL avec 35 takeaways.
Mais les Seahawks savent qu'il faut la jouer modeste. Car Jay Cutler & Lance Briggs n'étaient pas totalement remis (syndromes résiduels liés à de récents traumatismes). "Sur ce match, on s'attendait réellement à ce que Briggs soit de la partie. Il n'avait finalement pas joué. C'est tout bénéfique pour nous. Maitenant, on ne va certainement pas tenir le discours - on les a déjà battu chez eux; on peut le refaire - ça serait une grosse erreur. Car Briggs est quelqu'un qui peut changer le cours du match.", expliquait le QB Hasselbeck.
Les Bears étaient alors dans une série de 1 victoire pour 3 défaites. Leur difficulté se trouvait dans leur incapacité à trouver le bon rythme offensivement parlant. Des exemples ? 0 tentative réussie sur 12 tentées sur les 3rd down, seulement 14 courses dont 2 scramble de Cutler. Les coureurs habituels avaient atteint le mirifique score combiné de 12 tentatives pour 42 yards. Cutler avait atteint péniblement un petit 17 lancer sur 39.
"Cette défaite contre Seattle nous a permis de prendre du recul, de regarder ce que nous avions fait jusque là. Chacun s'attend à ce que tu sois calibré pour aller chercher les playoff dès la week 1. Nous ne l'étions pas. Il nous a fallut un peu de temps afin de trouver les bons réglages.", expliquait Coach Lovie Smith.
Les Bears, qui étaient trop orientés jeu à la passe, avaient réussi à mieux équilibrer leur approche offensive durant les 9 derniers matchs de l'année. (258 courses, 276 passes). Les Bears avaient dépassé la barre des 100 yards seulement 2 fois en 7 matchs; ils l'ont fait 8 fois dans les 9 derniers matchs de l'année. Sur les 6 derniers matchs, Matt Forte tournait dans les 119,7 yards par match et 5,8 yards par portée.
En conférence de presse cette semaine, Lovie Smith a insisté sur les profonds changements de son équipe depuis la week 6 et que l'avantage pourrait bien venir de cette bye-week. En tout cas, ça sera les grands débuts de Jay Cutler en playoff. Et pour Chicago, les premiers playoff depuis 4 ans, une année où ils avaient battu... les Seahawks en prolongation 27- 24 leur permettant d'accéder au SuperBowl (qu'ils avaient perdu 17- 29 contre les Colts).
La dernière victoire des Seahawks à l'extérieur en playoff remonte au 31 Décembre 1983. C'était contre Miami 27- 20.
Les phrases à retenir :
"Depuis notre premier face-à-face, nous sommes une bien meilleure équipe. Mais eux-aussi.", disait le coach des Bears.
"A chaque match et peu importe le nombre de personnes qui ne croient pas en nos chances, le coach s'assure que nous ayons bien compris que nous avons notre carte à jouer.", explique le TE des Seahawks John Carlson.
Les +
- vu leur statut, ces deux équipes n'ont rien à perdre d'où une réelle chance d'assister à un match réellement débridé.
Les -
- probablement les deux équipes les plus faibles encore en liste à ce stade de la compétition
Some Team Stats
Cheerleaders and other stuff...
Non seulement les Bears ont un maillot qui fait furieusement penser aux années 70, sans doute le plus moche de la Ligue, avec ses horribles numéros en orange posés sur un bleu sombre et sobre, mais ces dingos de la Ville d'Obama n'ont même pas de cheerleaders. Remarquez, si les filles de Chicago ressemblent à Michelle Obama qui est la soeur cachée de Michel Leeb, on s'en passera bien.
Alors, j'ai jeté un petit coup d'oeil à la blogosphère déchaînée pour préparer l'article du jour, et je suis tombé sur un type observateur qui a remarqué que l'ami Briggs fait souvent un signe de célébration qu'on appelle le 'Shocker'.
Si on suit la définition de Urban Dictionnary, le Shocker consiste à... Non, on est sur un blog familial, ici... Faudra donc parler un peu d'anglais et aller lire le (petit) article du blog en question. Disons que le Shocker consiste à mettre certains doigts à certains endroits en même temps.
Amusant, cet article. Dommage qu'il n'y ait plus de Power Rankings...
Oh, and... By the way... We'd like to have some Shocker stuff with Stephanie or Chantale...
Fan's View.
Pour cette rencontre, c'est un de nos amis, linebacker de son état, et Belge en plus, ce qui ne gâche rien, qui nous livre son point de vue. Here's what Crow has to say...
Ce dimanche, les Playoffs seront de retour au Soldier Field. Ce temple ancestral du football (qui est également le plus petit stade de la ligue) accueillera de nouveau les Bears à seulement deux matchs du Superbowl.
Du côté du Chicago, on ne peut qu’y croire. Les Seahawks, même avec leur victoire en Wild Card contre les Saints, détiennent encore un record négatif. C’est de loin la pire équipe de la NFC à participer à l’Offseason … mais le doute persiste.
Mettre 41 points aux Saints n’est pas chose facile, de fait, c’est la première fois de la saison que les champions sortants se prennent autant de points dans la figure. De plus, en sixième semaine, les Seahawks sont venu l’emporter 23-20 sur nos terres de l’Illinois.
Dans la Presse de Chicago, tout le monde est optimiste mais personne n’a oublié la défaite à domicile face à Seattle. L’attaque n’a pas fonctionné lors de ce match, tout comme lors de la défaite face à Green Bay. Si l’on se souvient bien, Chicago a enfilé 3 victoires en début de saison avant de chuter trois fois en quatre matchs. Puis vint la Bye Week avec ses entrainements, ses mises aux points et tout le savoir faire d’une excellente équipe de coaching qui permirent à l’équipe de revenir en forme, transformée, afin de remporter une série de cinq matchs consécutifs.
Personne ne se prononce sur les chances de l’équipe de participer à un nouveau Superbowl. « That’s the Playofss, anybody can win » nous lance Jerry Angelo, GM des Bears. Néanmoins, l’équipe a fait un énorme bond en avant depuis la week 6. Après, nous avons les interrogations face à l’attaque, la ligne peuplée de No-Name, le duo HB-QB qui n’a jamais disputé de matchs en Janvier, l’équipe de receveurs avec seulement un d’entre eux qui a participé à un Superbowl (what a return !).
D’un autre coté, la défense a prouvé lors de la défaite face à Green Bay qu’elle n’était pas morte. 4 années sans Playoffs, c’est trop long pour des guerriers comme Lance Briggs, Brian Urlacher, Julius Peppers, Tommie Harris et consort.
Cette équipe, toujours en construction, est très difficile à juger. Comment expliquer un tel bilan pour une équipe que tout le monde voyait terminer en milieu de peloton ? Une chose est sure : après des décennies de vaches maigres, Chicago commence à devenir une valeur sure, pas seulement point de vue historique, mais également point de vue sportif.
On est sur que les Bears ont en tête d’effacer la défaite de 2006 – vous avez dit lâcher le ballon ?- et de soulever le trophée Lombardi pour la seconde fois de leur existence. Une équipe présente dans la ligue depuis 1919 et comptant 29 probowler doit prétendre à plus d’une bague de champion. Back in 1985 … GO BEARS !
The Pick
Seattle a un peu choqué le monde la semaine passée. Après avoir été l'équipe la plus médiocre à se qualifier pour un match de playoffs, les Seahawks ont disposé d'une défense des Saints qui s'est totalement écroulée. Et ils ont aussi su profiter d'une inhabituelle difficulté des Saints à convertir leurs occasions, et également de blessures des coureurs de Saints soudainement redevenus unidimensionnels.
Les Bears sont reposés, ont une défense qui aura été globalement solide durant la saison (quoiqu'elle ait été exposée contre les Packers) et une attaque qui, sans être une sorte de force inarrêtable comme peut l'être celle des Patriots, s'est sensiblement améliorée au fur et à mesure de la progression de la saison.
On pourrait penser qu'on aura un match dans le match entre Hester et Leon Washington sur les retours de coups de pied, mais Chicago semble avoir une équipe trop solide pour être gêné par des Seahawks qui sortent d'une vraie performance et peuvent se retrouver portés par le momentum.
En tout cas, Seattle ne rencontrera pas la même équipe que celle qu'ils ont affronté au match aller, et battu sans que tout se soit joué sur les équipes spéciales ou des turnovers bizarres. Cutler cherche moins la grosse passe à tout prix, prend plus de soin du ballon et n'hésite pas à chercher Forte comme solution de repli lorsque le play appelé voit la protection s'effondrer.
Hasselbeck et Lynch ont sans doute eu un des meilleurs matchs de leur carrière la semaine passée, et un enchaînement de ce genre de performances demeure peu probable, statistiquement.
Chicago Bears. By two touchdowns.
Packers at Falcons
Georgia Dome
Dimanche 16 janvier – 2 h
Laurent's Preview
En résumé :
Fin Novembre, après une victoire des Falcons à la maison contre les Packers, Roddy White (WR) avait prié pour qu'il n'y ait pas de match de playoff dans le Wisconsin. Voeux excausé puisque Atlanta a l'avantage du terrain lui permettant d'éviter le temps glacial du Lambeau Field. Cela ne veut pas dire pour autant que la partie sera facile.
En détails :
"Je ne veux pas aller jouer au Lambeau Field en Janvier. Je veux rester ici et dormir dans mon propre pieu pour les playoff.", avait dit Roddy White fin Novembre. Fallait pas provoquer le ciel avec des souhaits incongrus ! Résultat : les conditions météo du Wisconsin se sont invitées dans le Nord de la Géorgie, dévastées par une tempête de neige, dans la nuit de Dimanche dernier, qui a laissé derrière elle un sol impraticable avec près de 10 centimètres de neige et de verglas mêlés. Plusieurs joueurs des Falcons n'ont pu dormir dans leur "propre pieu". "Je suis là depuis Dimanche dernier donc je n'ai pas quitté notre complexe. Mais, pour les autres, on a du faire avec. Le covoiturage a été assuré avec brio. On essayait de faire en sorte que cette semaine soit comme toutes les autres. Donc si les gars voulaient dormir à la maison, ils étaient autorisés.", expliquait Coach Mike Smith Mardi dernier.
Bref, les Falcons s'apprêtent à disputer leur premier match de playoff à domicile depuis le 15 Janvier 2005, victoire contre les Rams 47- 17. Deux saisons avant les débuts de Ryan en playoff, Atlanta avait perdu chez les Cardinals en wild-card 24- 30. L'avantage de la maison pourrait avoir son importance : "Je pense que le dome est un endroit dur à jouer pour les équipes qui viennent nous rendre visite. L'athmosphère y est électrique. C'est tout bénéfique pour nous. On se sent littéralement porté sur les phases offensives.", expliquait Matt Ryan.
Les Packers n'ont évidemment pas cette chance. Ils ont besoin de trois victoires hors de leur base afin d'atteindre le SuperBowl. La 1ère étape fut atteinte Dimanche dernier alors que les Packers se défaisaient de Philly 21- 16. Merci à Tramon Williams (CB) pour cette passe de Vick subtilement interceptée dans la end zone à 33 secondes de la fin du match. Un Tramon Williams qui visiblement devra se coltiner Roddy White ce week-end à moins que Mike McCarthy décide de faire jouer l'expérience à défaut des jambes (Charles Woodson). Cette victoire a surtout permis aux Packers de tourner la page : c'était la 1ère victoire de Green Bay en playoff avec un autre QB que Brett Favre depuis... le 8 Janvier 1983 ! "Je n'ai pas ressenti une quelconque pression. Je suis plutôt fier de mes coéquipiers.", disait Aaron Rodgers, auteur d'un 180 yards pour 3 TD.
Le RB vedette de Green Bay, Ryan Grant s'était sérieusement blessé en week 1. Depuis, les Packers cherchaient une solution de remplacement viable. Celle-ci vient peut-être d'être trouvée avec James Starks (drafté au 6ème round), auteur d'un record en playoff pour un rookie : 123 yards de courses. "De la façon qu'ils gèrent leur jeu de course, ils ont une chance d'être multi-dimensionnel. Leur jeu de course actuel est aussi performant que s'ils l'avaient pratiqué depuis le début de la saison."
En face, Michael Turner, le RB des Falcons, 3ème de la NFL avec 1371 yards de course, 4ème avec 12 TD. Mais les Packers ont du répondant dans ce domaine, ayant muselé Michael Vick et ses copains la semaine dernière (un petit 81 yards de course concédés). "Des jambes très puissantes, très dur à tackler. Mike Mularkey (coordinateur offensif) fait un excellent boulot au sujet des différents schémas de course en décryptant leurs forces, savoir qui va le tackler et comment bloquer leurs gars."
C'est la première fois que ces deux équipes s'affronteront en playoff à Atlanta. Dans leur dernier face-à-face, les Falcons avaient gagné 27- 7 le 4 Janvier 2003. Il s'agissait de la 1ère défaite à domicile de Green Bay depuis que la NFL avait institué un système de matchs qui suivait la saison régulière. C'était en... 1933.
Les +
- ces deux équipes sont plutôt d'un tempérament discret. Elles ne parlent pas. Je n'ai donc pas trouvé de phrases significatives à mettre en avant.
- des équipes très bien articulées dans les deux secteurs de jeu : attaque - défense : il n'y aura donc pas de temps mort.
- un supposé "beau jeu" sur les phases offensives
Les -
- ces deux équipes sont plutôt d'un tempérament discret. Elles ne parlent pas. Cela donne l'impression de manquer un peu de passion.
- les Falcons sont-ils surcôtés ?
Some Team Stats
Cheerleaders and other stuff...
On le sait, les Packers n'ont pas de cheerleaders. Les Falcons en ont. Bon, le groupe n'est pas le plus fabuleux de la Ligue cette saison, mais demeure sympa à regarder et plein d'énergie. Mais on a vu mieux par le passé.
On aura eu un match de saison régulière extrêmement tendu (pas dans le sens que ce mot prend quand il s'agit d'un match entre les Steelers et les Ravens, comprenez bien...), pouvant basculer à chaque instant d'un côté ou de l'autre. De l'eau a coulé sous les ponts depuis, et les Falcons ont poursuivi leur route vers le spot de numéro 1 de la NFC alors que les Packers ont un peu galéré pour se qualifier.
Dans le même temps, ces dernières semaines, on aura pu voir que les Falcons n'étaient pas invincibles à domicile et que les Packers ont encore resserré leur défense. Et puis, ils ont peut-être enfin trouvé un jeu de course avec le fameux Starks sorti de nulle part.
Voilà donc une merveilleuse opportunité pour Matty Ice de montrer que, pour sa troisième saison, il est maintenant au niveau des plus grands. Ou pour Aaron Rodgers d'envoyer du lourd maintenant qu'il a remporté un premier match en playoffs en carrière.
La secondary d'Atlanta devrait avoir plus de difficultés à contenir les receveurs du Pack que n'en ont eu les corners et safeties de Philadelphie, qui sont d'un autre niveau il faut dire.
Nous devrions assister à une belle bataille de tranchées lorsque l'attaque des Falcons sera sur le terrain, tant leur ligne offensive aura montré une belle faculté à résister à la pression d'une défense. Mettre la pression sur l'attaque, c'est justement la force de la défense de Green Bay, non ?
Et puis, qui sait, cette fois, Aaron Rodgers ne commettra sans doute pas de fumble dans l'endzone adverse...
Ah, et... Comme nous le disent les statistiques, un match sur les quatre de chaque tour de division se termine par la victoire de l'équipe qui joue à l'extérieur. Si c'était Laurent qui faisait la partie dédiée aux Picks, nul doute que les Ravens auraient décroché la timbale.
Mais comme c'est moi qui m'en occupe, et que je suis le genre de garçon à assumer mon man crush pour Aaron Rodgers...