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mardi 1 janvier 2013

Verchain's Takes - Final Edition


VERCHAIN'S TAKES : 
WEEK SEVENTEEN

Les dernières Takes de la saison régulière vous sont présentées par une amie de Phényx, Angela Duran. Un Phényx que vous retrouverez en featuring pour le Coaching Point de ce jour.



Profitons donc de l'occasion pour vous souhaiter une bonne année, amis lecteurs, ainsi qu'à vos familles, vos amis, soixante pourcent des cheerleaders de la NFL, à Aaron Rodgers, aux uns, aux autres, et à tous ceux que j'oublie. Et merci à tous.


SCORES, STATS & STANDINGS






VERCHAIN’S TAKES

L'Edito :

Ah, enfin, c’est fini. Cette saison régulière interminable, et généralement très ennuyeuse, est enfin terminée. Sans doute un pas de plus vers la fin du Verchain Inc tel que vous le connaissez aujourd’hui. Certes, l’intérêt pour le football est toujours présent. Il est juste moins vif qu’auparavant. Un peu comme lorsque l’on vit longtemps au même endroit avec les mêmes personnes… On a parfois besoin d’un peu de changement. J’en suis là, aujourd’hui. Mon amour du calembour à la Frédéric Dard m’aurait presque poussé à écrire ‘J’en suis las’. Et même si on a vu souvent rejaillir le feu d’un ancien volcan qu’on croyait trop vieux, et qu’il ne faut jamais dire jamais, je dois bien avouer avoir passé la saison la plus difficile de la – courte – histoire du Verchain Inc.

Alors, voilà, je ne sais pas ce que l’avenir nous réservera, mais je ne m’astreindrai plus à la discipline éreintante que demande le fait de tenir tout seul ou presque un blog dédié au football américain qui essaie d’être complet, le plus complet possible avec mes modestes moyens, en tout cas. Qui sait, certaines de mes conneries seront peut-être hébergées par une âme charitable (j’ai de bons collègues, plus professionnels que moi. Oui, je sais, la flatterie ne me mènera nulle part), ou Verchain disparaîtra purement et simplement de sa petite place dans le microcosme des fans de football en France.

Bon, ça ne s’arrête pas aujourd’hui, là, maintenant… Ne serait-ce que parce que la saison n’est pas terminée, qu’il y a des playoffs, encore, et une draft à préparer pour avril 2013. Et j’ai promis de donner un coup de main aux copains de Latest Huddle pour la rédaction des fiches sur les linemen offensifs. Et que je suis un homme de parole.

Donc, ça ne s’arrête pas tout de suite, mais comme je n’aime pas beaucoup les grandes déclarations au moment des séparations, j’en resterai sur ces quelques mots pour le dernier édito de la saison, et sans doute le dernier tout court.

Il y aura peut-être des volontaires pour prendre la suite, allez savoir.

Je remercie en tout cas ceux qui ont collaboré au blog cette saison (Casa, Phenyx), les saisons précédentes (Laurent et mon graphiste de talent Arnaud), tous ceux qui y sont venus, qui ont participé par leurs commentaires à l’aventure, à me donner des idées parfois, à me faire réfléchir souvent. Merci aux commentateurs sur facebook, aux twittos également.

En tout cas, je ne garantis pas que je ne reviendrai pas un jour ou l’autre pour parler de football pro la saison prochaine. Mais pas avec trois articles par semaine, c’est juste intenable sur un plan personnel comme sur un plan professionnel. Les Takes, c’est environ 5 heures de boulot entre écriture (dont le coaching point) et relecture et mise en ligne, sans compter les visionnages de matchs, de highlights, de machin, de tout ça. Les Power Rankings, ce sont trois heures environ de travail. Les Picks, c’est une bonne heure. Bref, tout ça me donne une dizaine d’heures à consacrer à ces articles sur le foot pro chaque semaine. C’est un rythme que je n’arrive plus à tenir, qui me prive de beaucoup de choses par ailleurs, dont je ne veux plus me priver.

Alors, si je trouve un peu de temps, il y aura peut-être un article par semaine sur le football pro. Peut-être. Mais j’envisage de continuer le college football, sans nécessairement que ce soit ici. Mais peut-être ailleurs, tenez… J’ai des collègues très pros, et il paraît que je suis ‘guest superstar’ sur un certain site partenaire… Faudra que j’en parle avec le responsable dudit site, tiens…

Allez, voici les derniers Takes de la saison régulière. Nous changerons un peu de format la semaine prochaine pour les playoffs, comme tous les ans…

Allez, encore une fois, bonne année 2013 à tous.

Quick Takes :

Et donc, voici à quoi ressembleront les playoffs cette saison :



Juste de quoi nous donner quelques petites réflexions avant que ça ne commence la semaine prochaine, les playoffs, machin, tout ça...

  • Houston, vous avez un problème, et c'est pas la première fois qu'on s'en rend compte. What was that ? Bon, on reparlera un peu de la performance des Colts dans la partie suivante, mais tout de même. Perdre trois matchs sur quatre pour laisser échapper une bye week qui aurait pu être acquise dès fin novembre ? Merci à Matt Schaub, qui est totalement atroce en ce moment. Vu comment c'est parti, un petit tour et disparaît semble une nouvelle fois le tube de janvier...

  • Ceci nous amène donc potentiellement à une course à deux équipes dans l'AFC. Honnêtement, qui de Baltimore, Houston, Cincinnati ou Indianapolis voyez vous aujourd'hui gagner à Foxboro ou à Denver ? Personne. New England devra donc aller gagner une nouvelle place au Big Game au Mile High, s'il y a encore un peu de logique dans ce monde. Vous imaginez le truc ? Une bonne vieille finale de l'AFC entre Peyton Manning et Tom Brady ? Instant classic !

  • Denver, justement, doit saliver d'être numéro 1 de l'AFC : les Broncos n'ont perdu qu'un seul match à domicile cette saison, contre les Texans, en tout début de saison, quand Peyton et compagnie n'avaient pas encore mis en route réellement. Peyton a lancé 22 TD à la maison, et seulement trois interceptions.

  • Funny stuff : Trindon Holliday des Broncos est le seul joueur avec 16 victoires cette saison : 5 avec les Texans, et 11 avec Denver.

  • Saloperie d'arbitres remplaçants. Ces pitres ont coûté aux Packers une semaine de repos avant d'entamer les playoffs. Mike McCarthy et son kicker Mason Crosby ne sont pas étrangers non plus à la présence du Pack sur la première semaine de playoffs. En tout cas, Aaron Rodgers nous a encore servi une saison digne du titre de MVP cette saison. Et quand il joue dans un dôme, il est monstrueux, simplement, comme il l'a encore été contre les Vikings. Des pénalités, et une presque connerie de McCarthy qui nous a fait son imitation de Jim Schwartz en lançant son mouchoir rouge alors qu'il n'en avait pas le droit (faut arrêter, avec ça... Sur le coup, il y a quand même eu une revue parce que le gars dans sa cabine de visionnage s'était réveillé un peu plus tôt que pour les Lions contre les Texans, et avant déjà demandé à ce que l'action soit revue) ont coûté la victoire aux Packers, et offert aux Vikings un match de wildcard à Lambeau Field.

  • Parce que le hasard du calendrier fait que Minny doit maintenant aller à Green Bay, c'est comme ça. Et tout cela grâce à Adrian Peterson. Je mentionnais ces dernières semaines le fait qu'une présence en playoffs pourrait suffire à faire passer Adrian Peterson du statut de Comeback Player of the Year à celui de Most Valuable Player. Les Vikings y sont. All Day n'a certes pas battu le record de yards à la course de Eric Dickerson, mais il a bel et bien porté à lui seul son équipe là où elle est aujourd'hui. Plus que Christian Ponder, qui a sorti pour son dernier match de la saison à la maison une performance rarement vue ces dernières semaines.

  • Au passage, aussi... Chicago a fait un bel exploit... Deuxième équipe de l'histoire à ne pas disputer les playoffs en ayant commencé la saison à 7-1 depuis 1990. 10 victoires qui pourraient pourtant laisser une saison de plus à Lovie Smith à Chicago... Oh, wait... Non, en fait...

  • Autres amis du fossoyage, les Dallas Cowboys : onzième fois en treize ans qu'ils perdent lors de la dernière journée de compétition. Et deuxième année de suite qu'une telle défaite leur fait manquer les playoffs...

  • Un quarterback sur lequel on aura un œil au tour de division, ce sera ce cher Colin Kaepernick. Si les Niners ne vont pas en finale de la NFC, là où l'ami Alex Smith les avant menés l'an passé, on pourra se foutre de la gueule d'Harbaugh West dans les grandes largeurs. Can't wait, comme dirait le philosophe Bart Scott...

  • Tiens, au passage, on n'entend plus parler d'Aldon Smith depuis que son homonyme Justin Smith est blessé chez les Niners... Qui c'est, finalement, le meilleur atout défensif de San Francisco ?

  • On a pu voir un match de l'espace entre les Panthers et les Saints. Défense optionnelle, grosses perfs des QB. Le seul match un peu intéressant dans la série des matchs de 19 heures en France. Heureusement qu'il y avait ce match, parce qu'avec les immondes purges au programme, il y avait de quoi aller se coucher très tôt dimanche. Dans ce match, donc, Drew Brees a une nouvelle fois dépassé le plateau des 5000 yards lancés en une saison, pour la troisième saison de suite, une performance qu'il est le seul à avoir réalisée dans l'histoire du jeu. Et avec 43 TD, il est également tout seul dans le club des passeurs à plus de 40 TD sur deux saisons consécutives. MVP ? Il n'aura probablement aucun vote, le pauvre...

  • Dans le lot : Jets at Bills. Un match que le proprio des Suckazz, Woody Johnson, avait séché. Heureusement pour lui, il n'a pas pu voir la pitrerie de la troupe assemblée par Rex Ryan et Mike Tannenbaum, le GM qui a été viré ce lundi. Un pick six de Sanchez au passage, pour bien faire... Ah, tiens, sur les deux dernières années, New Jersey n'a battu qu'une seule équipe avec un record positif à la fin de la saison. Magnifique.

  • Ah, au rayon des statistiques qui me font marrer : 26 pertes de balle de Mark Sanchez cette saison. 26 TD à la passe pour Russell Wilson cette saison. Wilson égale le record de Peyton Manning pour cette catégorie chez les rookies... Rappelons qu'un TD sur les 26 n'a jamais existé...


  • Le Black Monday, donc, a battu son plein, la grande faucheuse du chômage a fait son œuvre, même chez les types qui ont l'âge de la retraite comme Chan Gailey. Parmi les pertes, on compte Pat Shurmur de Cleveland. Pauvre gars, dans le fond. Il fait jouer énormément de jeunes joueurs, pour préparer l'avenir de la franchise. Et il est remercié au bout de deux saisons, alors que les Browns ont parfois montré quelques signes positifs, encourageants.

  • La course de Calvin Megatron Johnson au-delà du record de Jerry Rice des yards en réception, puis sa quête des 2000 yards en réception (il lui en manque finalement 36 pour faire la maille) ne doit pas nous faire oublier la demi-saison parfaite des Lions (0-8)...

  • On a eu droit, sans que personne ne le remarque, au Gradkowski Bowl entre Ravens et Bengals ce dimanche. Bruce Gradkowski essayait de lancer le ballon pour Cincy, Gino Gradkowski essayait de transmettre proprement le ballon à Joe F... Oh, pardon, à Logan Thomas...

  • Et, finalement, c'était une façon dégueulasse de finir la carrière d'Andy Reid à Philadelphie. Dégueulasse.


Verchain's Awards :

Sans plus de commentaires, mes awards de cette fin de saison. Pas de fantaisies, je ne suis pas dans le mood pour ça. Juste la liste d'awards officielle...

Most Valuable Player : Adrian Peterson, Minnesota.

Offensive Player of the Year : Calvin Johnson, Detroit.

Defensive Player of the Year : JJ Watt, Houston.

Comeback Player of the Year : Peyton Manning, Denver.

Offensive Rookie of the Year : Robert Griffin the Third, Washington.

Defensive Rookie of the Year : Janoris Jenkins, St Louis.

Coach of the Year : Leslie Frazier, Minnesota.

Executive of the Year : John Elway, Denver.



Rookie Quarterbacks :

A l'issue du plus gros turnaround de la saison, celui des Colts qui passent de pire équipe de la Ligue la saison passée à équipe de playoffs cette année, tout le monde ne semblait en avoir que pour Chuck Pagano, le coach de retour à son poste après un traitement apparemment réussi (on évoque une rémission totale) suite à sa leucémie. Oh, l'Amérique adore ce genre d'histoire, elle a bien fait de Lance Armstrong un héros national. Et presque pas un mot pour Andrew Luck...



Oublions les statistiques. Certes, Luck n'a pas le rating de RG3. Il n'a pas les TD de Wilson. Il a juste remporté 9 victoires de plus que toute son équipe n'en avait remporté la saison passée. Il s'est trouvé un receveur que peu de monde attendait à ce niveau, TY Hilton (fantastique, encore, sur le TD sur une troisième et bout du monde de 70 yards). La résurrection de Reggie Wayne n'est sans doute pas non plus étrangère au succès de Luck.

Vous le savez, Luck est pour moi le meilleur QB de cette année chez les débutants. Period.

Et donc, Robert Griffin a pu sortir du terrain en levant l'index, avec ses Redskins qui retrouvent les playoffs. Grâce surtout à un match intéressant de l'autre rookie offensif de poids des Skins, Alfred Morris.



Un peu aussi grâce à Tony Romo, mais bon, ce n'est pas le sujet.

Griffin, donc... Sur une performance de rookie. Seulement 18 passes tentées, en complétant juste la moitié... Et 67 yards au sol, avec un TD pour faire bonne mesure. Une autre belle histoire de la saison, celle de Griffin.


Amazing Passing Numbers

Le suivi statistique des passeurs favoris de Verchain (oui, il y a même Brady, mais je ne suis pas fan...) se trouve dorénavant ici.

Pitre Of The Week (this side of the Dolphins) :

Verchain, Pitre blogueur, Miami Dolphins and Verchain Inc.

Ask yourself why ? Here's why...



Oui, madame, Verchain, c'est comme les Texans : ça mène la danse toute la saison, pour finir par se faire coiffer au poteau en merdoyant comme à une assemblée des Diarrhéiques Anonymes.

Hate myself, hate my picks, hate everything.




The Rush To April’s Draft :

Et voilà, la course est officiellement terminée, finito, basta cosi.

And the winner is : The Kansas City Chiefs.

Oh, oui, nous avons cru que rien ne pourrait départager les Chiefs et les Jaguars, les deux fantastiques leaders de notre classement, qui se sont tiré la bourre durant toute la saison, pour finalement ne réussir à se départager que par de sombres règles que je n'expliquerai pas ici. Ces deux équipes nous ont offert un océan de médiocrité, et ont terminé la saison comme on l'attendait, sur des performances dignes de figurer dans les annales, sans toutefois être aussi impressionnantes que celles de la saison parfaite des Lions. On se demande toutefois comment ils ont pu laisser deux matchs en route, qui n'ont finalement pas permis de les départager, puisque chaque équipe aura commis par deux fois un impair...

Le podium est finalement complété par les Eagles, qui accomplissent un match absolument fantastique pour la dernière rencontre du coach Andy Reid, que les performances de son équipe cette saison vont entraîner vers de nouvelles fonctions. Pour un coach auquel le front office aura été fidèle année après année, qui terminait au mieux en milieu de tableau et frôlait parfois un parcours longue durée dans les playdowns, c'est une bien triste fin... Le voir ainsi partir alors que ce que tous les fans de jeu merdique adorent a été réalisé sur le terrain cette année me fait comme un fussoir...

Le classement final.

  1. Kansas City
  2. Jacksonville
  3. Philadelphia Eagles
  4. Oakland Raiders
  5. Detroit Lions
MIAMI DOLPHINS REPORT




Comme annoncé la semaine dernière, je me refuse à commenter ce match. J'ai eu de l'intuition, tenez... Je savais que les Dolphins allaient faire de la merde contre les Patriots à Foxboro.

Zéro points, que du bonheur, des sacks comme s'il en pleuvait. Bordel, Aaron sait que j'aime la neige, mais là, le Fish a eu son overdose de blanc. C'était à vomir. Je passe donc la main à Casa pour commenter ce 'match'. À l'heure qu'il est, il doit danser en string dans les rues de Copenhague avec une troupe de cheerleaders vikings (les vrais, pas ceux de Ponder), des blondes aux épaules de nageuses est-allemandes (mais des nageuses qui se seraient fait greffer des seins, faut pas déconner, non plus). Puking like mad...

Ah, Oncle Fétide me prie de vous souhaiter une bonne année 2013.



Pitre.


CASA'S CORNER


Casa danse avec des greluches blondes aux larges épaules dans les rues de Viking City. Il aura cuvé son vin demain, et vous aurez un update, un Casa's Corner à lui tout seul. Je vous jure, ce snob... 



UPDATE : Here is your weekly dose of Casa :

Patriots 28, Dolphins 0, Breakdown and Analysis


Ainsi donc s’achève cette saison régulière 2012 pour New England. Un petit peu comme elle avait commencé, par une victoire aisée, au terme d’un match relativement soporifique, contre un adversaire qui ne permet pas de juger la réelle valeur de la prestation – même si beaucoup, votre serviteur compris, pensaient que Tennessee pouvait faire du bruit cette année.

La donnée la plus importante de cette journée fut bien sur la défaite de Houston à Indianapolis, ce qui octroie aux Patriots une semaine de repos supplémentaire et la promesse de recevoir un adversaire à leur portée lors du Divisional Round. Foxborough verra débarquer Houston, Baltimore ou Indianapolis le 13 janvier.

Cela est en soit une excellente nouvelle pour les fans de New England. La meilleure nouvelle, pour tout les fans de foot, c’est que nous sommes à un match, si la logique est respectée, d’une finale de conférence entre Brady et Manning. Ce serait le 20 janvier à Mile High, et pourrait bien être le point fort de cette saison, plus encore que le Super Bowl…

Voilà le programme pour les prochaines semaines, produit d’une nouvelle saison à 12 victoires ou plus, la septième en onze ans avec Tom Brady titulaire. Je vous invite à réfléchir pendant quelques minutes sur ce chiffre. Dans une NFL toujours plus compétitive et « équilibrée », une telle constance est tout simplement incroyable – au cours des trois années durant lesquelles Tom Brady n’a pas gagné 12 matchs on trouve une saison à 9-7 en 2002, et deux saisons à 10-6 en 2005 et 2009 ainsi qu’une saison à 11-5, avec Matt Cassel, en 2008.

Les médias nationaux aux Etats-Unis ont très souvent tendance à ne pas apprécier à sa juste valeur cette incroyable série… et comment leur en vouloir ?

Je suis le premier à le faire, vous avez été nombreux à me le faire remarquer, après une défaite, ou même à la suite d’une victoire, chipotant sur de nombreux détails finalement sans importance. 12 victoires est devenu la norme et chaque saison à ce petit gout de « Super Bowl or Bust ». Belichick est constamment oublié au moment de distribuer les récompenses de fin d’année, comme Chuck Noll en son temps. Et si je ne dis pas que Brady doit recevoir un troisième titre de MVP cette année, il mérite largement d’être dans la discussion (4827 yards, 34 TDs, 8 INTs).

Nous sommes très clairement gâtés en tant que fans et j’en ai conscience. Mais cela ne signifie pas pour autant que les défaites sont plus faciles à avaler, au contraire. C’est le phénomène inverse qui se produit le plus souvent, à plus forte raison maintenant que les années passent et que la fenêtre se referme toujours un peu plus sur l’ère Brady/ Belichick.

12 victoires, une deuxième place dans la conférence, une explosion offensive de tous les instants, une légitime chance de retourner à la Nouvelle-Orléans et voilà que je trouve encore le moyen de me plaindre.

Just another season in New England.

Leftover Thoughts :

  • Parlons un petit de cette rencontre ô combien oubliable puisque c’est ce que je ne suis pas payé à faire.

  • Aussi ennuyant qu’il a été, ce match au moins permis de reposer certains titulaires à la santé douteuse – Aqib Talib était disponible en cas d’urgence mais n’a pas joué un seul snap – tout en réintégrant par petites doses les retours de blessures, dont Gronkowski (2 réceptions, 1 TD), qui a pu dépoussiéré son Spike.

  • Rob Ninkovich a lui quitté le match sur blessure et on a eu très peur que cela mette fin à sa saison, ce qui aurait été un véritable coup dur malgré la profondeur de banc à son poste. Tom Curran de CSN New England reportait toutefois lundi qu’il pourrait être prêt pour le premier match de playoff dans 10 jours.

  • Le retour de Gronkowski a rappelé à tout le monde à quel point il est difficile de défendre contre attaque lorsque lui, Hernandez et Welker sont ensemble sur le terrain. La santé de ces trois joueurs, et celle de Brady bien entendu, sera déterminante dans la capacité de cette équipe à remporter un nouveau Super Bowl.

  • Malgré d’évidentes lacunes en couverture, Steve Gregory possède d’excellents instincts quand il s’agit de lire le QB adverse et les trajectoires. Cela fut une nouvelle fois évident lors de son interception de Ryan Tannehill dans le premier quart-temps, sa troisième de la saison. Soulignons également puisque c’est assez rare, l’excellente couverture de Kyle Arrington sur le play.

  • Lorsque la ligne offensive arrive à annuler complètement le pass-rush adverse, Tom Brady est absolument imbattable. Cameron Wake, surement beaucoup moins motivé que Nate Solder et Sebastian Vollmer, a été complètement invisible, tout comme l’intérieur de la ligne. Les graphiques de CBS au cours du match montraient des poches absolument parfaites, qui ont parfois laissé près de 10 secondes de répit à Brady pour lancer. Incroyable.

  • Le pass-rush de New England a en revanche connu son meilleur jour depuis 2005, avec 7 sacks, dont 3 de la part de Justin Francis, un undrafted rookie en provenance de Rutgers. L’attaque aérienne de Miami peut difficilement être considéré comme un véritable test, mais la défense a montré des signes encourageants après une performance médiocre contre Jacksonville. Contre la course également, où Miami a été maintenu à 47 yards, 3,1 par course.

  • Retour en forme pour Chandler Jones également, stoppé par les blessures ces dernières semaines. 2 passes défendues, 1 tackle for loss et une présence qui s’est souvent faire sentir. De bon augure avant les playoffs.

  • Premier shutout depuis 2009, et un match sous la neige contre Tennessee à Foxborough, remporté 59-0.

  • New England termine la saison avec le plus grand nombre de points marqués (556, soit 34.8 par match), la meilleure attaque en terme de yards (427.9 par match), de % de conversion en troisième down (110 sur 226 soit 48/7%) et d’efficacité dans le red zone (49 TDs sut 70 possibles soit 70%). Et cela semble presque normal.


C’est tout pour aujourd’hui, on fait court quand il n’y a rien à dire. Comme toujours, n’hésitez pas à me laisser vos impressions, commentaires, suggestions et remarques dans la section appropriée en bas de l’article, par e-mail à Verchain qui transmettra ou sur Twitter, @Rabbit_IYH.

En fonction de l’actualité et de mon emploi du temps vous me retrouverez éventuellement la semaine prochaine pour une colonne plus générale concernant mes impressions du wild-card week-end.

Et sinon, j’espère bien que mon dernier article de l’année paraitra quelques jours après le 3 février…

In the mean time, thanks so much Football fans, it’s been a thin slice of heaven.




NEXT WEEK (ON TV)

Les playoffs commencent samedi, avec un rematch de l'an passé : les Bengals chez les Texans. Beurk. Le match 'vedette' de samedi : Vikings at Packers.

Dimanche, on reste à la maison et on se couchera moins tard que samedi : Colts at Ravens, puis Seahawks at Redskins. Ouais... Les playoffs...

Vivement la semaine prochaine...

COACHING POINT


Comme je voulais faire un petit cadeau pour cette dernière édition à mes lecteurs, et pour leur montrer que je les écoute un peu, j'ai demandé à mon coordinateur défensif, Phényx, de vous causer un peu de défense, notamment des ajustements défensifs, suite à une question de l'un d'entre eux. Bon... Voilà le résultat...

Phényx a écrit :

Aujourd’hui, une question défensive et notre cher Verchain m’a confié la tâche de vous expliquer le placement des défenses.

Il est vrai que la plupart du temps, les défenses sont en mouvement lors du pre-snap, on aperçoit souvent le MLB faire des signes et crier des consignes à ses coéquipiers alors que le jeu est lancé par le QB.

La question que l’on nous pose alors est : Les défenses ont l’air de ne pas savoir quoi faire une fois sur deux, elles ont l’air perdues. C’est normal ?

La réponse est : Oui et non.

Je vais commencer par expliquer pourquoi ce n’est pas normal :

En général, du moins en NFL, les coachs ont préparé plusieurs escouades défensives différentes par rapport à ce que l’adversaire utilisera comme escouade (3 WR, 1 TE, 1 RB par exemple). C’est-à-dire que contre une escouade comme celle-ci, la défense s’alignera généralement en Nickel (4-2-5, 4 DL 2 LB 3CB 2 S)



Ici, même si l’image est un peu floue, on peut lire « NB » sous le 3ème cornerback, c’est généralement celui qui est en charge de prendre le slot receiver et doit être un run support sur une situation de course.

Ceci étant dit, vous imaginez qu’il y a énormément de schémas différents par rapport aux escouades mise en place. Les Patriots, et donc Bill Bellichik, sont très fort en ce qui concerne créer des match-ups défavorables par rapport à la défense adverse, en appelant des escouades différentes sur presque tout leurs jeux.

La défense par conséquent doit toujours s’adapter aux escouades offensives proposées, et ensuite à leur formation. C’est souvent une fois la formation adverse identifiée que la défense s’agite et essaye de s’adapter le plus rapidement possible.

En règle générale, une défense va chercher à être la plus équilibrée possible par rapport à l’attaque, et répartir le terrain symétriquement de façon à être le même nombre de chaque côté de la balle (A droite et à gauche).

Bien entendu, ce n’est pas possible car il y a onze joueurs sur le terrain mais il ne faut pas oublier que l’attaque aussi ne peut être totalement équilibrée puisqu’ils jouent aussi à onze.



Ici, vous avez une défense qui joue en 4-4 et une attaque qui est aligné en shotgun, avec 3 receveurs (X,Y,Z) 1 Tight End (F) et un RB (T).

On peut voir, en partant du centre, que dans la boîte il y a 4 joueurs de chaque côté de la balle, et donc que la formation est équilibré. Ici c’est une cover 1 donc le Free Safety est au milieu, ce qui permet de vraiment bien voir le fait que la défense est équilibrée.

Un autre critère très important pour savoir si la défense est bien alignée, et ceci se passe toujours dans la boîte, c’est de voir si il y a ou non les « triangle de relations » entre DL et LB.

Ici on peut voir les triangles E-N-S, E-T-M, E-$-S, E-W-M. Lorsque ces triangles sont visible, c’est que la formation est parfaitement équilibrée, et que la défense est prête et n’aura besoin de bouger que s’il y a une motion de l'attaque.

Voilà ce que les défenses cherchent à faire à chaque pre-snap, le problème en NFL c’est que tout va très vite donc on les voit souvent s’agiter et cela peut donner une impression de panique.

En ceci, ce n’est pas normal, de les voir s’agiter sachant qu’elles devraient se placer plus rapidement.

Par contre, il y a (forcément) une ou deux exceptions qui font que c’est normal de voir des défenses bouger et avoir l’air paniquées en pre-snap.

Tout d’abord, la couverture appelée. Si on est en zone, la défense s’alignera comme sur une man-to-man et au fur et à mesure du pre-snap les DB se rapprocheront de leur zone (reculeront pour les CB en cover 3, avanceront pour une cover 2. Pour le strong, avancera pour une cover 3, reculera pour une 2.)

Sur de la man-to-man, les DB peuvent s’aligner comme ils le veulent, mais ont forcément un alignement défini selon le jeu appelé. Ils peuvent donc feinter une press coverage et sur le pre-snap remonter à une technique « soft » (7 yards du receveur), et vice-versa.

C’est donc en général les DB qui bougent en situation normale lors des pre-snap adjustments. Ceci sert à embêter le QB lors de sa lecture de pre-snap, et lorsque c’est bien exécuté, cela fini très souvent en passe incomplète ou en interception.

Je vous invite à regarder cette vidéo sur la défense d’Oklahoma State en 2011, lors d’un match contre les Baylor Bears de Robert Griffin the Third, la façon dont ils l’ont empêché de s’exprimer est assez impressionnante.



Ce qui nous amène à la dernière raison pourquoi c’est normal d’avoir l’air un peu paniqué en pre-snap : Le Zone Blitz.

Verchain vous a déjà fait un cours dessus donc je n’y reviendrais pas en profondeur. Regardez simplement à 4 :00 lors de la vidéo. Thomas, le #22 (qui joue normalement Outside LineBacker mais était aligné sur le slot receiver de Baylor), s’aligne à gauche de la formation défensive, lors du pre-snap passe du côté droit et Robert Griffin ne le voit pas, et se fait sacker Blind Side. C’est ce que l’on appelle un Zone Blitz parfaitement exécuté et une très mauvaise lecture pre-snap de la part du QB.

Il y a bien sur des milliers de façon de tromper un pre-snap read, et cela repose sur tous les détails possibles et imaginables. (S’aligner 1 yard à l’extérieur/intérieur, s’aligner un yard plus proche, moins proche, etc.. Tout ces détails permettent de tromper la vigilance du Quarterback.)

L’une des façons qui était très utilisé en France pour perturber le Quarterback était tout simplement de crier comme des fous depuis la sideline, ce qui n’était pas très fair-play mais marchait lorsque le QB était intimidé.

Pour ceux qui souhaitent voir un peu plus de mouvement pre-snap en défense, je vous invite à regarder des matchs des Steelers (enfin, l’année prochaine...) ou des Patriots, qui eux aussi bougent pas mal avant un snap.

J’espère que ce Coaching Point aura été assez clair, si vous avez des questions défensives n’hésitez pas et transmettez les à Verchain qui devrait me les faire passer. 


CHEERLEADERS

Comme j'ai distribué les Awards un peu plus haut dans l'article, il manquait le Cheerleading Squad of the Year : Les Dallas Cowboys' Cheerleaders. Tribute :









Bon, c'est fini pour aujourd'hui. Et pour longtemps...

Alors...



samedi 22 décembre 2012

Verchain's Picks - Week 16



VERCHAIN'S PICKS : WEEK SIXTEEN

Après avoir fait un vilain rapproché, et même égalisé, Casa a bien foiré sa semaine passée. Le décalage horaire, sans doute. Bref, je me retrouve avec 3 pronos corrects d'avance. Et comme nous sommes d'accord pour ne pas être d'accord sur un grand total de deux matchs, j'entamerai la dernière semaine de la saison régulière en tête de course. Non mais ! 

Je fais quand même une belle saison merdique... Autant l'an passé ça se passait pas trop mal par rapport aux 'experts' américains, autant là, avant les deux dernières semaines, le classement ressemble à ça : 

Chris Mortensen (ESPN) : 156
Cris Carter (ESPN) : 146
Mike Florio (PFT/NBC) : 146
Pete Prisco (CBS) : 145
Peter King (Sports Illustrated) : 144
Verchain (VerchainInc) : 144
Casa (VerchainInc) : 141
Mike Ditka (ESPN) : 141
Tom Jackson (ESPN) : 138
Jason LaCanfora : 137
MeShawn Johnson (ESPN) : 136

Il n'y avait que Mort qui était meilleur que moi, l'an passé, en fin de saison (je ne suivais pas les résultats de Prisco, ni ceux de LaCanfora). Fait chier, tiens... 



SATURDAY'S GAME


Falcons at Lions

The Odds  : 1,44/2,35


Verchain  :

Que faire avec ce match ? Atlanta est quasiment certain d’une dispense de premier tour, puis d’un match à domicile en playoffs. Une victoire leur garantit d’ailleurs le spot de numéro 1, et deux défaites pourraient tout de même permettre de rester numéro 2 (si les Packers décident de lever le pied la semaine prochaine). Bref, une victoire et basta… Bon, comme ce sont les Lions en face, ça devrait pouvoir faire basta dès ce samedi soir.

The Pick  :

Atlanta

Casablancas  :

Detroit semble trouver des moyens toujours plus ingénieux de perdre ses matchs. 4 petites victoires seulement pour les hommes de Jim Schwartz cette saison, énorme déception après une saison prometteuse l’année dernière.

Atlanta peut s’assurer du #1 seed pour les playoffs avec une victoire mais est capable de perdre contre Carolina.

Cela pourrait me pousser à prédire un upset… si les Lions n’avaient perdu contre les Cardinals.


The Pick :

Atlanta.


GAMES OF THE WEEK



Bengals at Steelers

The Odds  : 2,20/1,50


Verchain  :

Looks like an AFC Game of the Week to me. La place de six en jeu. Les Bengals ne gagnent pas contre les Steelers, d’habitude. Les Steelers ont l’air d’une grosse équipe à ce moment de l’année, d’habitude. Les Steelers n’ont pas le droit de perdre ce match, de toute façon… Bien qu’ils nous aient montré une vraie propension (j’adore ce mot) à faire n’importe quoi en ce moment.

The Pick  :

Pittsburgh

Casablancas  :

Un véritable match de playoff. Le vainqueur de cette rencontre jouera en janvier, le perdant verra cela à la télé.

J’ai encore envie de dire que c’est typiquement le genre de match que les locaux ne perdent jamais mais cette logique m’a joué des tours la semaine dernière.

Tous les signes pointent du côté des Steelers pour ce match. Les statistiques, l’expérience et le 40ème anniversaire de l’Immaculate Reception. Mais si les Bengals veulent montrer qu’ils sont capables de bousculer la hiérarchie dans la division, c’est le moment ou jamais.

The Pick :

Cincinnati.



Giants at Ravens

The Odds  : 1,62/2,00


Verchain  :

Looks like a freakin' game of the week too... If it was, say... 2011...

Alors, on a deux équipes qui foirent pas mal en ce moment, et démontrent une totale inconstance en ce moment. L'attaque des Ravens semble aux abonnés absents, et tout à coup Ray Rice nous sort un petit tour de son chapeau. Eli fait plus dans le Flaccoing que dans l'Eli-te, et bam, il te démonte les Saints tranquille, avant de merdoyer à nouveau la semaine suivante. Baltimore semble sur une pente glissante, mais n'aura pas besoin d'une victoire dimanche pour rester en vie. New York, si. Et Tom Coughlin a sans doute collé une ambiance boot camp comme il sait le faire du côté de l'océan atlantique cette semaine. C'est au pied du mur qu'on voit le portugai... Oh, pardon, qu'on voit le mieux le maçon. Et j'ai comme l'impression que les Giants sont un peu plus doués en termes de maçonnerie que les Ravens. Sauf Joe Flacco, qui lance de très belles briques.

The Pick  :

New York.

Casablancas  :

Ce sont deux équipes ayant cruellement besoin d’une victoire qui vont s’affronter au MT&T Bank Stadium dimanche en fin d’après-midi. Eli Manning et Joe Flacco ont énormément de mal à porter leurs équipes vers l’avant en ce moment. En conséquence, Giants et Ravens sont sous la menace d’une non-qualification en playoffs alors que celle-ci semblait assurée il y a encore quelques semaines.

La différence ici est que les Giants ont prouvé à de nombreuses reprises qu’ils sont capables de se relever de ce type de situations. Et ils ont désespérément besoin de cette victoire pour remporter une NFC East extrêmement indécise.

The Pick :

New York.



49ers at Seahawks

The Odds  : 1,75/1,83


Verchain  :

Comme les Niners vont finir à la maison, contre les Cardinals, ils abordent ce match sans pression. Le seul enjeu pour eux, au delà du fait pour Harbaugh West de montrer que son monstrueux ego ne souffre pas la moindre contestation et que, parce qu'il est Jim Harbaugh, il a eu raison de placer Colin Kaepernick comme titulaire au poste de QB (la défense des Dolphins, comme celle des Patriots, a d'ailleurs fait beaucoup de bien à l'ego du type). Parce que c'est Harbaugh. Et que Harbaugh vous emmerde, qu'il vous filera 10 balles au feu rouge, parce que c'est le maître du monde. J'attends avec impatience un match de boxe à la fin de la rencontre, quand l'ego d'Harbaugh rencontrera l'ego de Pete Carroll, aussi surdimensionné que la baraque qu'un booster avait mis à disposition de Reggie Bush du temps où Petey était coach à USC...

Seattle gagne tout à la maison, à part ça. Ce n'est jamais très beau à voir (et nous avons assisté, faut-il le rappeler, à un vol manifeste, une fois, au Fuck It's Been Raining for 360 Days Around Here Stadium), mais ça fait gueuler la foule. Et ça donne l'impression que Russell Wilson est bien meilleur qu'il n'est réellement. Wait, like... Yeah, right, like Kaepernick...

Et je ne peux pas parier sur un score nul, donc...

The Pick  :

San Francisco...

Casablancas  :

Thank God for flexible scheduling. Sans cela, nous aurions eu droit à Chargers – Jets…

Alors, je sais déjà ce que Verchain va dire, Harbaugh Waste, snoozefest, Kaepernick, restez couchez, bla, bla, bla, bla.

Je ne porte pas San Francisco dans mon cœur et vous savez tous, je pense, de ce que je pense des capacités de Russell Wilson à être une solution à long-terme pour Seattle. Mais ce match pourrait bien valoir le coup d’œil.

On attendait peut-être un duel de défenses mais les attaques pourraient bien avoir le beau rôle sur NBC demain soir. Les 49ers sont bien plus explosifs depuis le changement au poste de QB, et peut-être plus enclins aux erreurs aussi, tandis que les Seahawks peuvent maintenant marquer plus de 30 points par match, entre la puissance de Lynch et la magnifique deep ball de Wilson – je lui reconnais au moins cela.

Et l’ambiance légendaire de CenturyLink Field garantit une atmosphère explosive.

Expect a shootout. Yes, you read that corectly. A good old-fashionned shootout.

The Pick :

Seattle.


LOCKS OF THE WEEK


Titans at Packers

The Odds  : 4,75/1,10


Verchain  :

Si vous voulez avoir le plaisir de voir Aaron sur le terrain dimanche prochain, il faut espérer une défaite des Packers. Mais comme c’est un crime contre ma religion que de souhaiter une défaite des Packers, je ne peux décemment pas aller dans ce sens sans risquer une excommunication. Donc, voilà…

The Pick  :

Green Bay

Casablancas  :

Green Bay a repris le contrôle de la NFC North, profitant de l’horrible forme de Chicago. Il faut maintenant récupéré les hordes de blessés à temps pour les playoffs.

The Pick :

Green Bay.


Patriots at Jaguars

The Odds  : 1,06/5,75


Verchain  :

A défaut de l’avoir pendant les playoffs, les Patriots auront non pas une mais deux bye weeks avant d’attaquer les playoffs. La première journée de repos est donc prévue pour dimanche.

The Pick  :

New England

Casablancas  :

Next.

The Pick :

New England. By 53 points.


Colts at Chiefs

The Odds  : 1,28/2,95


Verchain  :

L’histoire retiendra que la première participation d’Andrew Luck aux playoffs de la NFL a été officielle cette semaine.

The Pick  :

Indianapolis

Casablancas  :

Je ne suis pas vraiment un admirateur d’Indianapolis, mais l’histoire de cette équipe depuis le début de l’année est tout simplement bluffante.

The Pick :

Indy.



Browns at Broncos

The Odds  : 5,00/1,09


Verchain  :

Tiens, je n’ai pas vu qu’on nous annonçait Richardson blessé, cette semaine. Parce que c'est pendant ces semaines là qu'il sort ses meilleures perf. De quoi donner un espoir aux Browns... J’ai suivi tout ça d’une fesse un peu distraite, de toute façon, l’actualité de la NFL cette semaine ne m'avait pas l'air follement passionnante. Donc, bon, c'est pas comme s'il y avait un foutu suspense...

The Pick  :

Denver

Casablancas  :

Deux matchs à priori faciles, à domicile, pour clôturer la saison et s’assurer un first round bye pour les playoffs, c’est ce qui attend Denver.

Attention toutefois au péché d’orgueil face à une équipe de Cleveland tenace.

The Pick :

Denver. But I’ll be a Browns fan on Sunday.




UPSET OF THE WEEK



Chargers at Jets

The Odds  : 2,00/1,67


Verchain  :

Concours d’interceptions en perspective ? Forget that, surtout si Rexy ne se dégonfle pas et va au bout de sa déclaration de donner le poste de QB titulaire à Greg McElroy. Qui est un garçon intelligent, qui ne lancera pas beaucoup le ballon, Alabama-style, sans doute.

The Pick  :

San Diego

Casablancas  :

La prestation de New Jersey en primetime contre Tennessee était comique mais je ne peux m’empêcher d’être déçu que les Jets soient éliminés de la course aux playoffs. Cela signifie que Mark Sanchez ne plongera pas plus longtemps cette équipe dans la médiocrité.

The Pick :

San Diego.




DOUBLE BET GAME



Bears at Cardinals double bet

The Odds  : 1,34/2,70


Verchain  :

Nous y voilà. Les Bears à Phoenix. Un coach qui se sent menacé. Tout est réuni pour que Ken Wisenhunt reprenne le rôle de Denny Green. Enjoy.



The Pick  :

Chicago

Casablancas  :

Arizona, adversaire parfait pour mettre fin à l’hémorragie qui touche la franchise de l’Illinois ? Attention, c’est ce que pensait Detroit la semaine dernière…

The Pick :

Chicago.


REST OF THE WEEK


Bills at Dolphins

The Odds  : 2,45/1,40


Verchain  :

Who gives a fuck ? La dernière place de l’AFC East en jeu. Voilà, énorme match. Yahou !

The Pick  :

Miami

Casablancas  :

ZZzzz… et ce n’est même pas le plus mauvais match de la journée. Après tout, Miami peut encore croire aux playoffs, grâce à la beauté des mathématiques.

The Pick :

Miami.



Raiders at Panthers

The Odds  : 3,50/1,20


Verchain  :

Aucun enjeu, aucun intérêt. 

The Pick  :

Carolina

Casablancas  :

Cam Newton sur les cinq derniers matchs, 13 TDs, 0 INT en 152 passes.

The Pick :

Carolina, riding a 3-game winning streak for the first time since ’09.


Vikings at Texans

The Odds  : 3,30/1,22


Verchain  :

Ce serait moche, non, d’aller perdre quasiment toute chance d’aller en playoffs à Houston, pour les Vikings ? On suivra le compteur de yards de All Day Peterson. Comme ça. Parce que c’est à peu près le seul enjeu raisonnable de la saison des Vikings. Et ce salaud de Christian Ponder qui a marié Samantha Steele… Leslie Frazier, il faut prendre une mesure de rétorsion. Lui ordonner de filer le ballon à chaque play à Peterson. Allez, au boulot.

The Pick  :

Houston

Casablancas  :

L’AFC South en poche, les Texans auront-ils la motivation nécessaire pour stopper Adrian Peterson ? Peut-être pas, même si la première place de la conférence n’est pas encore assurée. Mais cela sera suffisant pour arrêter Christian Ponder.

The Pick :

Houston. Rooting for Minny to pull off the upset though.


Saints at Cowboys

The Odds  : 2,00/1,60


Verchain  :

Ladies and gentlemen, your NFC East ! Les Cowboys sont toujours en course pour espérer le titre de division, ou une place en wildcard. Voilà l’état général du truc… Dallas… Une équipe qui se prend les pieds dans le gazon synthétique quand je l’attends victorieuse, et qui gagne des matchs quand je la vois se torcher lamentablement. Je n’ai pas vérifié (c’est tellement important que j’aurai du, tiens…), mais il me semble que je dois avoir un score catastrophique avec les Cowboys en termes de matchs correctement pronostiqués.

Remarquez, c’est un peu la même chose avec les Saints. Schadenfreude ? Inconsciemment, peut-être… A cause du résultat d’un certain Super Bowl, sans doute… Faudra que j’en parle à mon psy…

Alors…

The Pick  :

Dallas… expect a shootout.

Casablancas  :

Voilà, la saison des Saints est terminée, malgré la « victoire » dans le BountyGate. Mais Drew Bress & co. sont capables de marquer plus de points que n’importe quelle équipe ou presque.

Cela sent le match piège par excellence pour des Cowboys qui fonctionnent plutôt bien en ce moment, Tony Romo haussant son niveau de jeu d’un ton en décembre, comme à son habitude. Plus le droit à l’erreur cependant, pour espérer décrocher une place en playoffs.

The Pick :

Dallas.

Redskins at Eagles

The Odds  : 1,28/2,95


Verchain  :

Andy Reid a viré son coordinateur défensif ? Sa défense s’est encore dégradée. Il a viré son D-line coach ? Et rien ne va. Pourtant, son attaque continue d’amasser les boulettes, pire qu’une mère juive avant une barmitzvah. Andy, fais ton office, vire-toi toi-même…


The Pick  :

Wash. Ington.

Casablancas  :

Philadelphie peut sauver une nouvelle saison dénuée d’intérêt pour ses fans en jouant les spoilers ultimes lors des deux dernières semaines. Redskins, at Giants pour finir la saison…

The Pick :

Washington.


Rams at Buccaneers

The Odds  : 2,15/1,53


Verchain  :

Pendant un temps, on s’est dit que les Tampa Bay Rams et les St Louis Buccaneers pourraient bien venir causer une petite surprise en arrachant la dernière place qualificative pour les playoffs de la NFC. Mais les hommes de Jeff Schiano et Greg Fisher ne cessent de décevoir les attentes (à défaut d’espoirs, faut pas déconner, quand même) placés en eux. Inconstants. Inconstants. Inconstants.

The Pick  :

Tampa Bay. Mais j’aurai bien parié sur un match au résultat nul.

Casablancas  :

Tampa Bay a montré des signes d’abandon rappelant dangereusement la fin de saison dernière. C’est maintenant que Greg Schiano doit montrer qu’il a réellement réussit à changer la mentalité de cette équipe.

Sur le papier, les Buccaneers ont largement les armes pour disposer des Rams à domicile.

The Pick :

Tampa Bay.


SEASON'S RESULTS



That's all for today, Folks.


COMING SOON (MAYBE) : PHENYX'S PICKS